Musée des matières médicales.

Caché au 1er étage de la faculté de Pharmacie, il révèle une pagode mystérieuse installée depuis l’ouverture de ce musée ouvert dans les années 1882. Ses vitrines sont consacrées au quinquina, à l’opium, au curare, au haschich …pour soigner. Il referme 25 000 bocaux de verre contenant plus de 20 000 plantes sous forme de racines, écorces ou sommités fleuries. J’ai remarqué le Vin Mariani, créé par le botaniste corse, ancêtre du Coca-Cola; le chocolat Meunier sous forme de tablette et sous forme soluble par Van Houten, créé par deux botanistes éponymes.

Maxime Zecchini de passage à Paris.

Entre le Japon et Carnegie Hall, ce talentueux pianiste a donné un concert au Bal Blomet. Il joue essentiellement des œuvres crées pour la main gauche dont le fameux « concerto pour la main gauche » de Maurice Ravel. Si vous avez raté ce concert à Paris, vous pouvez toujours écouter ses enregistrements en 10 volumes d’une anthologie des œuvres pour la main gauche.

Tristan et Isolde de Richard Wagner.

Une mise en scène épurée de Peter Sellars , des splendides vidéos de Bill Viola, des chœurs et des musiciens dans la salle vous donnent l’impression de baigner dans la musique. Une direction musicale magistrale de Gustavo Dudamel, Mary Elizabeth Wlliams en Isolde, Éric Owens en roi Marke, Ryan Speen Green en Kurwenal, Michael Weinius en Tristan contribuent à la magie et la réussite de cette soirée. À voir à l’opéra Bastille jusqu’au 4 février.

Cabaret, version originale de Broadway.

Sous l’égide de Jean-Luc Chopin, transfuge du Châtelet et du théâtre Marigny, le nouveau remarquable directeur artistique du Lido 2, vous pouvez découvrir cette tragédie musicale remarquablement mis en scène par Robert Carsen. Pleine de subtilité, de finesse et d’intelligence, elle révèle la montée du nazisme écrite par l’auteur Christopher Isherwood dans son roman éponyme. Un orchestre de 8 musiciens sur scène, une troupe de danseurs/ chanteurs mené par l’époustouflant Sam Buttery dans le rôle d’Emcee, le maître de cérémonie. Jusqu’au 3 février, à 20h. C’est du grand cabaret.

Du bonheur de donner par Bertold Brecht.

Ne manquez pas de recevoir ce bonheur ! David Ventuci fait chanter et soupirer son accordéon en accord avec les paroles si actuelles de l’auteur, parlé et chanté avec volupté par Ariane Ascaride. Un moment de grâce s’écoule sur la scène du Lucernaire. À découvrir du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 16h jusqu’au 5 mars.