Tristan et Isolde.

Je ne vais pas vous résumer l’histoire d’amour éternel entre ces amants. La baguette énergique d’Alain Altinoglu a dirigé avec fougue son orchestre, les chœurs, Bryan Register (Tristan), Ann Petersen (Isolde), Nora Gubisch (Brangäne) et le Roi Marc Franz-Joseph Selig et tant d’autres aussi excellents. De sobres et élégants décors et d’astucieux éclairages ajoutent de la magie à cet opéra de Wagner qui se joue à la Monnaie de Bruxelles jusqu’au 19 mai.

La Gioconda.

Le metteur en scène Olivier Py propose une version onirique noire et brillante pour cet opéra dramatique La Gioconda de Ponchielli qui se passe à Venise au XVIIè siècle. Les travaux de la Monnaie à Bruxelles met en valeur toutes les mécanismes de cette belle scène. A voir si vous le pouvez.

AZOR

Réjouissante cette opérette, revue des années 30 se joue jusqu’au 13 janvier au théâtre Louis-Jouvet – Athénée. Tout le monde s’amuse les chanteurs et le public. Seul regret, les paroles sont souvent inaudibles car la musique est trop forte ! 2 heures de légèreté, n’hésitez pas à y aller à l’improviste.

L’élixir d’amour.

img_9419.jpgExquise soirée en compagnie du mélodrame de G.Donizetti. C’est drôle, pétillant, enlevé, une mise en scène attrayante et des costumes adéquats de Laurent Pelly qui collent à l’histoire, une direction musicale dynamique, des chanteurs énergiques et joyeux font de cette soirée enlevée un vrai divertissement. A ne pas manquer l‘Opéra Bastille les 4, 7, 10, 13, 16, 22 et 25 novembre.

La flûte enchantée.

Désenchantée pour les malheureux spectateurs de La Monnaie à Bruxelles ! La mise en scène exécrable de Romeo Castellucci transforme la musique en fond sonore. Exit les récitatifs de l’auteur Schikandeder, qui rend l’opéra incompréhensible pour ceux qui le verraient la première fois. Une première partie rococo toute blanche. Ce metteur

en scène doit avoir un problème, entre autre, avec les nombres impairs au lieu d’un chanteur (deux) un chante l’autre mime ! 4 dames, 4 enfants au lieu de 3… La seconde partie est pire. Pourquoi faire venir des aveugles et des grands blessés pour expliquer leurs souffrances en anglais, et lieu et place de la musique. Tous sont fagotés d’une combinaison écrue hideuse; on ne sait pas qui est qui, à tel point qu’il y a des initiales au dos pour indiquer qui chante. C’est indécent et vulgaire. On se croirait dans une émission de télé réalité. A éviter, si vous le pouvez encore.

Les Huguenots.

img_8282.jpgBelle et intelligente mise en scène (Andreas Kriegenburg), des décors légers et poétiques servant  aussi bien aux amours des uns qu’aux guerres de religion de tous (Harald B.Taylor), costumes ravissants et seyants intemporels aux couleurs allant du prune au magenta en passant par tous les tons pourpres (Tanja Hofmann), direction musicale impeccable (Michele Marlotti),  Les Huguenots sont une réussite. Cela fait du bien de voir/d’entendre un opéra aussi long sans une once d’ennui. Si vous pouvez y aller c’est à l’Opéra Bastille jusqu’au 24 octobre.

Le trouvère

Entre l’ombre et la lumière; l’ocre, le brun et l’or; des lumières tamisées ou rasantes, l’astucieuse mise en scène est admirable. Des coffres rectangulaires apparaissent, s’effacent, s’enfoncent, s’élèvent au grée de la scénographie. Tous les chanteurs ont des voix époustouflantes, soirée sublime de beauté. La dernière représentation est ce soir à l‘Opéra Bastille, vous aurez des chances de trouver des billets de dernière minute, c’est le 14 juillet. Merci Claude.