L’élixir d’amour.

img_9419.jpgExquise soirée en compagnie du mélodrame de G.Donizetti. C’est drôle, pétillant, enlevé, une mise en scène attrayante et des costumes adéquats de Laurent Pelly qui collent à l’histoire, une direction musicale dynamique, des chanteurs énergiques et joyeux font de cette soirée enlevée un vrai divertissement. A ne pas manquer l‘Opéra Bastille les 4, 7, 10, 13, 16, 22 et 25 novembre.

 

La flûte enchantée.

Désenchantée pour les malheureux spectateurs de La Monnaie à Bruxelles ! La mise en scène exécrable de Romeo Castellucci transforme la musique en fond sonore. Exit les récitatifs de l’auteur Schikandeder, qui rend l’opéra incompréhensible pour ceux qui le verraient la première fois. Une première partie rococo toute blanche. Ce metteur

en scène doit avoir un problème, entre autre, avec les nombres impairs au lieu d’un chanteur (deux) un chante l’autre mime ! 4 dames, 4 enfants au lieu de 3… La seconde partie est pire. Pourquoi faire venir des aveugles et des grands blessés pour expliquer leurs souffrances en anglais, et lieu et place de la musique. Tous sont fagotés d’une combinaison écrue hideuse; on ne sait pas qui est qui, à tel point qu’il y a des initiales au dos pour indiquer qui chante. C’est indécent et vulgaire. On se croirait dans une émission de télé réalité. A éviter, si vous le pouvez encore.

Les Huguenots.

img_8282.jpgBelle et intelligente mise en scène (Andreas Kriegenburg), des décors légers et poétiques servant  aussi bien aux amours des uns qu’aux guerres de religion de tous (Harald B.Taylor), costumes ravissants et seyants intemporels aux couleurs allant du prune au magenta en passant par tous les tons pourpres (Tanja Hofmann), direction musicale impeccable (Michele Marlotti),  Les Huguenots sont une réussite. Cela fait du bien de voir/d’entendre un opéra aussi long sans une once d’ennui. Si vous pouvez y aller c’est à l’Opéra Bastille jusqu’au 24 octobre.

Le trouvère

Entre l’ombre et la lumière; l’ocre, le brun et l’or; des lumières tamisées ou rasantes, l’astucieuse mise en scène est admirable. Des coffres rectangulaires apparaissent, s’effacent, s’enfoncent, s’élèvent au grée de la scénographie. Tous les chanteurs ont des voix époustouflantes, soirée sublime de beauté. La dernière représentation est ce soir à l‘Opéra Bastille, vous aurez des chances de trouver des billets de dernière minute, c’est le 14 juillet. Merci Claude.

Boris Godounov.

boris-godounov.jpgSobre mise en scène mettant en valeur d’excellents chanteurs aux voix magnifiques, Boris Godounov de Modeste Petrovitch Moussorgski est là pour nous rappeler que le pouvoir politique évolue peu. Il reste une représentation jeudi 12 à l’Opéra Bastille pour trouver des places en dernière minute.

Estivales de Musique en Médoc.

img_7313.jpgLe sémillant directeur Jacques Hubert nous confie en ce XV ème anniversaire du festival à découvrir de nouveaux jeunes talents dans des châteaux prestigieux.                 Ouverture de la saison avec le quatuor AKILONE créé en 2011 par de jeunes musiciennes (violons, alto, violoncelle) qui se sont rencontrées au cours de leurs études Conservatoire. Leur premier Grand Prix du 8ème concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux en 2016 lance leur carrière. Le beau Château d’Agassac- Ludon Médoc – les accueille.

C’est dans l’Eglise de Saint-Estèphe que se déroula le concert atypique de trois violoncellistes virtuoses  : Aurélien Pascal, Bruno Philippe et Alexis Descharmes. 

L’époustouflant jeune pianiste de 21 ans Alexandre Kantorow nous a ensorcelé en interprétant la Danse Macabre de Camille Saint-Saens. Ses doigts volaient sur les notes et nous avec. Un grand moment dans le magnifique chais rond du château de Lafite-Rothschild à Pauillac. L’enchantement s’est poursuivi avec la dégustation de leur cru 2015.

Les p’tites MICHU.

michu.jpgCela faisait longtemps que je n’avais pas ri de bon coeur devant les aventures et déboires de ces ravissantes soeurs ! Elles sont charmantes, pétillantes, irrésistibles, brillantes chanteuses et comédiennes entourées d’une troupe d’égale qualité et d’un orchestre enlevé sous l’énergique baguette du chef Pierre Dumoussaud. Cette opérette ‘Les p’tites michu’  d’André Messager n’est à l’affiche que jusqu’au 29 juin au théâtre de l‘Athénée- Louis Jouvet (réservations au 0153051919). Il reste quelques places pour vous divertir avec la compagnie Les Brigands toujours excellente, mise en scène divertissante, vous ne ferez pas la soirée passée. Je ne peux les citer tous mais retenez les noms d’Anne-Aurore Cochet et Violette Pochi entourées de leurs parents Marie Lenormand et Philippe Estèphe. Passer une soirée d’une franche gaieté, il suffit d’appeler le théâtre.

Orfeo ed Euridice.

A ne pas manquer cet opéra de C.W Gluck, c’est au théâtre des Champs Elysées, si vous pouvez avoir une place les 22, 25, 28, 31 mai ou 2 juin. Sous la baguette de Diego Fasolis, Philippe Jaroussky, Patricia Petitbon et Emöke Barath sont émouvants et excellents. Une sobre mise en scène et des éclairages de Robert Carsen sont admirables de beauté. Un sol comme une plage de sable gris anthracite, tous les chanteurs sont en noir, des lumières passant du blanc à l’orangé, quelques bougies, c’est magique, magnifique, splendide. J’avoue mon faible pour les 3 Robert : Carsen, Lepage et Wilson. C’est grâce eux que j’ai le plus d’émotion et d’admiration pour leur mise en scène au théâtre comme  l’opéra.

Un bal masqué.

Les spectacles se suivent et ne se ressemblent pas ! Une mise en scène classique de Gilbert Deflo, sur terre, déclinée dans les noirs et blancs décors et costumes, magnifique à voir, en adéquation avec la musique de Verdi, un vrai plaisir d’aller à l’Opéra.