Grand Palais

  • Qui connait aujourd’hui le Crystal Palace bâti à Londres en 1851 (détruit par un incendie en 1936) ? Ainsi commence la visite passionnante de l’extérieur du Grand Palais. Pierre Lamalattie, journaliste érudit, romancier, peintre et nous raconte la naissance et l’évolution du Grand Palais de sa naissance en 3 ans pour l’Exposition Universelle en 1900 à aujourd’hui. Les nombreux architectes s’inspirèrent de cet édifice en verre, telle une serre. De nombreux sculpteurs, méconnus de nos jours, se partagèrent les créations des diverses statues, quadriges, bassin qui ornent ce monument. Je ne puis tout vous raconter en si peu de lignes, sachez qu’un ruisseau coula sous ses fondations, peu solides; que Pétain fit fondre des statues (celles des féministes) pour en faire des cannons; que Malraux faillit détruire l’édifice entier n’aimant pas l’art semi baroque, qu’un 1993, des boulons tombant de la nef, le Grand Palais ferma ses portes jusqu’en 2005. D’énormes travaux de restauration et de transformation débuteront en décembre 2020 et s’achèveront au printemps 2023.

MIRO

femme avec fond baroque

Plein de facettes inconnues/méconnues à découvrir au Grand Palais avec cette énorme exposition dédiée au peintre catalan Joan Miro. Il ne laissera pas influencer par ses contemporains Picasso, Braque, Léger, Gris. Il arrivera à la fin de sa vie au but qu’il s’était fixé à l’abstraction. Eclectique, il réalisera des céramiques et des sculptures, il illustra les livres d’amis poètes. C’est à voir jusqu’au 4 février 2019.

Les Huguenots.

img_8282.jpgBelle et intelligente mise en scène (Andreas Kriegenburg), des décors légers et poétiques servant  aussi bien aux amours des uns qu’aux guerres de religion de tous (Harald B.Taylor), costumes ravissants et seyants intemporels aux couleurs allant du prune au magenta en passant par tous les tons pourpres (Tanja Hofmann), direction musicale impeccable (Michele Marlotti),  Les Huguenots sont une réussite. Cela fait du bien de voir/d’entendre un opéra aussi long sans une once d’ennui. Si vous pouvez y aller c’est à l’Opéra Bastille jusqu’au 24 octobre.

Rouen, Dieppe, Etretat puis le Château de la Roche-Guyon.

A 1h/1H30 de Paris se dresse la magnifique cathédrale de Rouen, le musée Secq des Tournelles qui possède près de 15000 surprenants objets de ferronnerie allant des enseignes aux cafetières, couteaux, bijoux, instruments de chirurgien, objets de couture…Il reste quelques antiquaires dans la rue Martainville. Je vous recommande un restaurant ‘La petite auberge’ délicieux et peu cher. Le château-fort de Dieppe expose la plus importante et la plus belle collection d’objets en ivoire de France. C’est magnifique, le cadre, les objets et les tableaux. Une très riche collection variée présente des oeuvres de Pissaro, Lurcat, Renoir, Ruysdael, Dufy et un splendide Van Dongen. Arrêt obligatoire à Etretat pour voir l’Aiguille Creuse telle que la décrite Maurice Leblanc dans le roman éponyme. Se promener dans les jardins suspendus permet de d’avoir une vue sur le port du Havre. Continuer par la visite du château de la Roche Guyon, très bien entretenu, j’ai particulièrement apprécié les 4 belles tapisseries des Gobelins évoquant l’histoire d’Esther. Gisors et Lyons la Foret ne manquent pas de charme avec les ravissantes maisons à colombage.

La guerre de Troie (en moins de deux!)

Guerre de Troie Vous avez jusqu’au 10 juin pour vous divertir en allant au théâtre 13, côté jardin, pour découvrir La guerre de Troie (en moins de deux !). Quand les Dieux s’en mêlent et s’emmêlent, les humains sont leurs pions. 7 comédiens et 1 pianiste talentueux et toniques re visitent en 24 courts épisodes l’Iliade. Ne manquez pas les aventures d’Hélène, Ménélas, Ulysse, Achille, Hector, Priam dans ce spectacle réjouissant.

MINUIT et demi

3 tentatives d’approche d’un point de suspension de Yoann Bourgeois à l’Espace Pierre Cardin, Avenue Gabriel, à découvrir jusqu’au 15 juin. C’est entre la gymnastique et la danse, entre l’équilibre et la chute… 3 propositions, ma préférée va à celle de jeunes artistes bondissant entre des marches d’escalier et un trampoline : magique

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Picasso primitif

Admirable scénographie qui met en lumière les oeuvres de Picasso, sculptures et peintures inspirées par sa découverte dans les années 1920 des masques, totems et objets africains. Une autre facette de Picasso tout aussi fascinante. Y aller très priorité car cette exposition se termine le 23 juillet. C’est aussi au musée du Quai Branly.

Pic

Le Lac des Cygnes

Dansé magnifiquement par le Ballet de Saint-Pétersbourg, technique impeccable, très beau décor sobre et classique, je n’ai ressenti aucune émotion, sauf au 3 ème acte toujours émouvant. Un souvenir de jeune fille où j’avais vu sous ce même dôme du Palais de la Porte de Versailles en 1967, ce même ballet interprété par Margot Fonteyn et Rudolf Nureyev. Elle était la grâce faite femme. Merci Alexia pour ce beau moment.cygne.jpg

Wozzeck à l’Opéra Bastille

Thème universel dans la littérature, la musique  : la misère des pauvres … Basé sur un fait divers réel, la pièce de Georg Büchner a inspiré Alban Berg pour cet opéra écrit dans les années 1920. Le soldat Wozzeck est humilié par son Capitaine qui lui reproche d’avoir eu un enfant hors mariage. Par le Tambour-Major qui séduit grossièrement Marie, la mère de son enfant. Il sert de cobaye pour les expériences d’un Docteur. Il a des hallucinations morbides. Il finit, par jalousie, par poignarder Marie et se noie dans un lac sous l’oeil indifférent du Docteur et du Capitaine. Un décor unique, des chanteurs Johannes Martin Kränzle dans le rôle titre et Gun-Brit Barkmin une Marie entraînés par la baguette maîtrisée de Michael Schenwandt illustrent le tragique de cette existence. Cette musique instrumentale ne m’a pas touchée et je n’ai pas été émue devant les affres du soldat Wozzeck; seul moment d’émotion la mort de Marie  et les derniers instants de ce dernier.wozzek1.jpg