Clair-obscur.

Merci beaucoup au mensuel Beaux-Arts pour cette invitation matinale à la Bourse du Commerce pour y découvrir la nouvelle exposition ‘clair-obscur’. Sans cette invitation, je n’y aurai sans doute pas été, étant hermétique à l’art contemporain. Je n’ai pas su décelé le thème dans les œuvres présentées. J’ai été sensible à la poésie des grands panneaux de résine artificielle, acrylique et argile sur tissu de Sigmar Polke; moins au travail de Laura Lamiel assez morbide et au film de Pierre Huyghe. Jusqu’au 31 août.

A simple space.

C’est sur la scène de Bobino que se produisent ces 7 acrobates australiens qui défient les lois de la pesanteur et de la gravité. Une heure trop vite passée à les admirer en famille ! Jusqu’au 23 avril.

Chansons en Seine par Claire Elzière.

Une chanteuse à la voix pure et cristalline Claire Elzière accompagnée d’un pianiste Gregory Veux et d’un guitariste Dominique Gravic se présente sur la scène intimiste du charmant théâtre de l’île Saint Louis. Anne Sylvestre, Barbara, Juliette Gréco, Pierre Louki, Serge Gainsbourg les chansons et textes renaissent et s’égrènent au cours de cette délicieuse soirée. À suivre le programme sur http://www.theatre-ilesaintlouis.com , jusqu’au 12 avril.

Mentor de Lara Aubert.

Le dur parcours d’une élève sous emprise pour se libérer de son professeur de musique pervers narcissique, on sent que c’est du vécu. Magnifiquement interprétés par Lara Aubert, Alexis Desseaux, Sandrine Le Berre, Nicolas Biaud-Mauduit dans une mise en scène sobre de Benedicte Budan. A voir au studio Hébertot jusqu’au 27 mai, les mardis et mercredi à 19h.

Gratte Gratte de Margaux Lebrun.

Une bande de trois jeunes traînent dans un café dans un petit village rejointe par la quatrième partie à Paris pour étudier. Les souvenirs remontent. Clara Navarro, Zoé Lignac, Emmanuelle Taton et Hugo Samperiz interprètent avec brio cette pièce traitant de l’addiction, ici, au jeu d’argent. On s’y croirait tellement cela sonne juste dans cette mise en scène par la Compagnie 22h22. À voir au théâtre La Flèche, les samedis à 21h, du 4 avril au 6 juin.

La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi, 1944 – 1948. Survivre – témoigner – juger.

C’est dans une école de primaire, rue Madame que Geneviève Postel-Vinay professeur principale, épaulées par Céline Augustin et Myriam Goldberg que leur classe de CM2 a travaillé, à travers la personne de Germaine Tillion, sur ce sujet. Cette trentaine d’enfants de 10 ans a effectué un travail formidable et innovant. Une boîte noire et abîmée pour représenter le camp de Ravensbrück, des carnets avec des textes illustrés de dessins, des chants, des paroles. Époustouflant et émouvant.

Cendrillon de Pauline Viardot.

Je ne suis pas sûre qu’il reste des places pour ce spectacle réjouissant ! Cela vaut la peine d’essayer de contacter le théâtre Athénée Louis Jouvet. Cendrillon revu et amélioré par la plume de David Lescot. Quelle idée formidable de deviner les musiciens sur scène dans des cadres. Un spectacle intelligent à déguster en famille. Jusqu’au 22 mars.

Je(s) de Jennifer Lesage-David.

C’est une magnifique expérience inédite que j’ai vécu hier soir à l’International Visual Theatre entourée d’un jeune public de sourds. C’est sur une création musicale et avec la présence sur scène de son compositeur Patrice Rabillé, qu’Emmanuelle Laborit chansigne 10 chansignes sur fond de clips. Le chansigne est une chanson interprétée avec la langue des signes. L’implication du corps et du visage se nourrissent de la culture sourde. C’est absolument splendide et « parlant ». A tester les jeudis et vendredis à 19h, les mardis et mercredis à 20h, samedis à 18h; jusqu’au 4 avril.