Gratte Gratte de Margaux Lebrun.

Une bande de trois jeunes traînent dans un café dans un petit village rejointe par la quatrième partie à Paris pour étudier. Les souvenirs remontent. Clara Navarro, Zoé Lignac, Emmanuelle Taton et Hugo Samperiz interprètent avec brio cette pièce traitant de l’addiction, ici, au jeu d’argent. On s’y croirait tellement cela sonne juste dans cette mise en scène par la Compagnie 22h22. À voir au théâtre La Flèche, les samedis à 21h, du 4 avril au 6 juin.

La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi, 1944 – 1948. Survivre – témoigner – juger.

C’est dans une école de primaire, rue Madame que Geneviève Postel-Vinay professeur principale, épaulées par Céline Augustin et Myriam Goldberg que leur classe de CM2 a travaillé, à travers la personne de Germaine Tillion, sur ce sujet. Cette trentaine d’enfants de 10 ans a effectué un travail formidable et innovant. Une boîte noire et abîmée pour représenter le camp de Ravensbrück, des carnets avec des textes illustrés de dessins, des chants, des paroles. Époustouflant et émouvant.

Cendrillon de Pauline Viardot.

Je ne suis pas sûre qu’il reste des places pour ce spectacle réjouissant ! Cela vaut la peine d’essayer de contacter le théâtre Athénée Louis Jouvet. Cendrillon revu et amélioré par la plume de David Lescot. Quelle idée formidable de deviner les musiciens sur scène dans des cadres. Un spectacle intelligent à déguster en famille. Jusqu’au 22 mars.

Je(s) de Jennifer Lesage-David.

C’est une magnifique expérience inédite que j’ai vécu hier soir à l’International Visual Theatre entourée d’un jeune public de sourds. C’est sur une création musicale et avec la présence sur scène de son compositeur Patrice Rabillé, qu’Emmanuelle Laborit chansigne 10 chansignes sur fond de clips. Le chansigne est une chanson interprétée avec la langue des signes. L’implication du corps et du visage se nourrissent de la culture sourde. C’est absolument splendide et « parlant ». A tester les jeudis et vendredis à 19h, les mardis et mercredis à 20h, samedis à 18h; jusqu’au 4 avril.

Éric Satie, lecture musicale autour de sa correspondance.

C’est dans le cadre de la 2ème édition du festival ´L’Ile aux voix’ que j’ai pu découvrir le côté caustique, drôle et solitaire du compositeur des ´Gymnopedies ´ et ´Morceau en forme de poire ´. Lu avec talent par le comédien Ivan Morane accompagné au piano par Vincent Leterme. Ne manquez pas de découvrir ce charmant petit théâtre de l’île Saint Louis, ce festival dure jusqu’au 12 avril. Lire son programme éclectique http://www.theatre-île saintlouis.com

Etty Hillesum, Charlotte Salomon, Hélène Berr – L’Art qui est en Elles.

C’était à La Sorbonne que cet intéressant débat s’est déroulé, lundi 16 mars. Karine Beranès-Benichou, modératrice a posé des questions sur comment chacune d’entre elles a pu se réaliser dans son domaine de la littérature ou de la peinture pendant ces terribles années 40/43. Toutes sonates à Auschwitz. Mariette Job a expliqué avec brio la publication du journal de sa tante Hélène Berr. La musique a clôturé ce débat.

Renoir et l’amour. La modernité heureuse.

Une cinquantainede tableaux venus de tous les musées mettent en valeur la modernité du peintre. Il peint des couples illégitimes heureux comme des couples mariés, choquant pour ce XIXe siècle. Quel plaisir de découvrir toutes ces toiles colorées et pleine de joie de vivre ! Ne pas oublier de voir les touchants admirables dessins et aquarelles en sortant de l’exposition, en tournant le dos à la sortie. À admirer au musée d’Orsay, jusqu’au 19 juillet. Renoir dessinateur, jusqu’au 5 juillet.