Simone Veil. Mes sœurs et moi par David Teboul.

C’est une exposition passionnante et un livre complet qui rendent un bouleversant hommage à la famille Jacob, conçu, mis en scène et en image par David Teboul à la Fondation de la Shoah. Des documents et des photos privés pour mieux connaître les liens familiaux et intimes de Simone, suivez le parcours guidé par les voix des trois sœurs interprétés par des comédiennes Marina Fois (Simone), Isabelle Huppert (Milou) et Dominique Reymond (Denise). Dans des salles à part, dans l’une un vibrant hommage est rendu à Jean montrant ses photographies et dans une autre les planches originales de la bande dessinée de Marie Desplechin et Fred Bernard. Jusqu’au 15 octobre. S’inscrire à la Fondation pour la visiter : contact@memorialdelashoah.org

Pourquoi avoir choisi cette famille ? J’ai posé la question à David Teboul. C’est une famille classique de la petite bourgeoisie française. Il est rare de retrouver au sein d’une même famille de 6 personnes, 3 crimes. Le premier « crime contre l’humanité «  avec Yvonne, Milou et Simone déportées en tant que juives à Auschwitz; le deuxième « crime de guerre » avec l’arrestation et de la déportation de Denise, dite Miarka, à Ravensbrück et le troisième « crime par balles » avec l’exécution d’André, le père et son fils Jean exécuté par balles en Lituanie.

Fiesta de Gwendoline Soublin.

Cette courte pièce est destinée aux enfants et à leurs parents. Nono tient à fêter ses 10 ans. Deux actrices formidables Fiona Chauvin et Maud Bouchat se donne la réplique et nous entraîne en célébrant cette fête de l’amitié et de la solidarité. A voir en famille au théâtre de la Ville jusqu’au 14 février.

La Nuisette de Frédérique Gutman, Hervé Lavayssière et Jean-Marie Villiers.

La nuisette évoque un sujet tabou, l’incestuel maternel. Le cadet exprime sa douleur d’avoir été le chouchou de sa mère et mit dans son lit de 7 à 12 ans. Il demande réparation auprès de ses frères. Dommage que ces deux là soient si jaloux et manifestent leur colère. Il aurait suffit de parler des effets pervers de cet amour cela aurait eu plus de force. Le comédien Fabrice Clément est tout en pudeur et retenu. À découvrir au théâtre Essaïon, jeudi et vendredi à 20h50, jusqu’au 8 mai.

Maintenant je n’écris plus qu’en français.

Par quoi commencer ? Ces mots prononcés par Viktor Kyrylov, ce jeune homme de 23 ans sont écrits et interprétés par lui en français. Il raconte comment sa vie a basculé le 24 février 2022, le jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Son dilemme, choix d’un pays, d’une langue, une vie bouleversée et bouleversante. Ne manquez surtout pas d’aller écouter ce jeune acteur remarquable, émouvant et fort au théâtre de Belleville, jusqu’au 24 février, lundi 21h15, mardi 19h, dimanche 17h30.

Nicola Piovani.

La salle bruissait d’italiens élégants pour accueillir, lors de cette unique soirée, le pianiste et compositeur italien qui a travaillé avec les grands cinéastes de Federico Fellini à Nanni Moretti, aux frères Taviani. Une soirée émouvante pleine de nostalgie de l’âge d’or du cinéma italien des années 80, 90 et 2000. C’était au théâtre de la Ville.

Benvenuto Cellini d’Hector Berlioz.

Hector Berlioz s’est inspiré de la vie du sculpteur et orfèvre Benvenuto Cellini pour composer cet opéra joué pour la 1 ère fois à la Monnaie, à Bruxelles. La vie rocambolesque de cet artiste protégé du pape donne vie à cet opéra truculent. Une musique grandiose sous la direction d’Alain Altinoglu, une mise en scène opulente, des décors kitschissisme de Thaddeus Strassberger, des costumes felliniens de Giuseppe Palella, des chœurs énergiques dirigés par Emmanuel Trenque, un ténor John Osborne en Benvenuto, Ruth Iniesta en Teresa m’ont séduite et amusée. Je n’ai pas vu passer ces 3 heures et demi. Carnaval sur scène et dans la salle, jusqu’au 8 février.