Commanderie de Peyrassol.

Elle se trouve dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres d’Aix-en-Provence, au pied du Massif des Maures. Les pierres des bâtiments anciens dont certaines remontent du début du XIIIe siècles s’harmonisent avec l’acier Corten et le béton du centre d’Art. Le propriétaire Philippe Austruy a réunit presque soixante dix sculptures des plus grands artistes contemporains. Une balade dans les sous-bois permet de les découvrir. Un bistrot, un restaurant étoilé, une cave à vins viennent compléter l’ensemble dans des jardins remarquables.

Le dernier rêve de Frida et Diego de Gabriela Léna Franck et Nilo Cruz.

L’une à composer la musique et l’autre le livret. Cet opéra contemporain a été joué au Met à New York. Il a été présenté en direct dans 165 salle Pathé en France. La musique entraînante ou entêtante, la mise en scène colorée et subtile de Déborah Colker et les costumes donne vie à la fête des Morts. Tout est cohérent, une réussite. Orphée aux enfers à l’envers !

MICHEL-ANGE RODIN Corps vivants.

Cette exposition est organisée en cinq sections. Elle réunit nombres de marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et photos. Deux mythes s’affrontent et s’apprivoisent. À découvrir au Louvre, jusqu’au 20 juillet.

Les serres d’Auteuil.

En 1761, Louis XV fait aménagé un jardin botanique. Réaménagé à la fin du XIXE siècle sous la conduite de Jean Camille Formigé, il est agrémenté de serres en fonte peinte en bleu turquoise, d’une fontaine de Jules Dalou orné d’un Bacchus et des masques en fonte provenant de l’atelier de Rodin. 150 jardiniers botanistes y travaillent. Chaque chapelle ou serre héberge soit des bégonias, ou des fougères, des cactées… À découvrir aussi le jardin japonais et des arbres remarquables. C’est un jardin extraordinaire, gratuit, ouvert tous les jours, horaires suivant les saisons.

Le tribunal de Commerce dans le 4 ème arrondissement de Paris.

Ce bâtiment néo classique a été construit en 5 ans par l’architecte Antoine Louis Bailly, sous le règne de Napoléon III. Michel de l’Hopital y fut le 1er juge consulaire en 1810. Les ordonnances Colbert virent le jour en 1662; en 1807, le code Napoléon. 172 juges traitent environ 50 000 affaires par an, assistés par des juges consulaires. Les expressions : « l’affaire est dans le sac » vient du sac dans lequel mettait les greffiers quand l’affaire était jugée et « la salle des pas perdus «  elle, vient des députés qui n’ont pas perdu leur fonction quand les députés monarchiques ont dissout l’Assemblée, sous Louis XVIII. On les rassemblait dans une salle d’où le nom des pas perdus !

Lucie de Lammermoor de Gaetano Donizetti.

Walter Scott s’est inspiré d’un fait réel pour écrire son roman le plus dramatique ‘la Fiancée de Lammermoor’ en 1819. La version française de cet opéra est sortie en 1939, quatre années après la version originale en italien. C’est à l’Opéra-Comique que Sabine Devieilhe interprète parfaitement cette malheureuse héroïne victime des violences masculines. L’Insula orchestra est magistralement dirigé par Speranza Scappucci. Dommage le choix du vert jaune pisseux pour les décors qui tournent tout au long de l’opéra. À voir, si vous pouvez trouver une place, jusqu’au 10 mai.