Nicola Piovani.

La salle bruissait d’italiens élégants pour accueillir, lors de cette unique soirée, le pianiste et compositeur italien qui a travaillé avec les grands cinéastes de Federico Fellini à Nanni Moretti, aux frères Taviani. Une soirée émouvante pleine de nostalgie de l’âge d’or du cinéma italien des années 80, 90 et 2000. C’était au théâtre de la Ville.

Benvenuto Cellini d’Hector Berlioz.

Hector Berlioz s’est inspiré de la vie du sculpteur et orfèvre Benvenuto Cellini pour composer cet opéra joué pour la 1 ère fois à la Monnaie, à Bruxelles. La vie rocambolesque de cet artiste protégé du pape donne vie à cet opéra truculent. Une musique grandiose sous la direction d’Alain Altinoglu, une mise en scène opulente, des décors kitschissisme de Thaddeus Strassberger, des costumes felliniens de Giuseppe Palella, des chœurs énergiques dirigés par Emmanuel Trenque, un ténor John Osborne en Benvenuto, Ruth Iniesta en Teresa m’ont séduite et amusée. Je n’ai pas vu passer ces 3 heures et demi. Carnaval sur scène et dans la salle, jusqu’au 8 février.

Les nuits blanches d’après Fiodor Dostoïevski.

Quel texte extraordinaire ! lRonan Rivière metteur en scène et interprète accompli rend ce texte vivant. Laura Chetrit lui donne la réplique dans sa solitude, ses fantasmes et déboires amoureux. On ne peut être qu’ému en imageant le double du jeune Dostoïevski de 23 ans. Quelques notes de piano de la musique de Rachmaninov s’égrènent pendant les silences par le pianiste Olivier Mazal. L’illusion rêveuse tourne au cauchemar. À voir au Lucernaire du 28 janvier au 5 avril, du mercredi au samedi à 21h, les dimanches à 17h30.

Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute.

Le travail des mots et des silences est mis en avant dans l’excellente mise en scène sobre de Tristan Le Doze. Que de nuances dans l’interprétation magistrate de Gabriel Le Doze et Bernard Bollet ou la destruction subtile de leur vieille amitié. Une heure de plaisir à déguster au théâtre Poche Montparnasse, du mardi au samedi à 21h- dimanche 17 h, jusqu’au 1 er mars.

Belle Lurette de Jacques Offenbach.

Quel plaisir de découvrir cet opéra-comique en trois actes plein de rebondissements, de passions contrariées et de quiproquos. C’est drôle et pétillant. Le chef d’orchestre Laurent Goossaert mène son orchestre du théâtre de Rungis et le chœur des Tréteaux Lyriques avec énergie. Béatrice Grinfeld : Belle Lurette donne la réplique à Hippolyte Bruneau : le duc de Marly, à Jean-Philippe Monnatte : Campistrel et ses autres soupirants. Au théâtre du Gymnase jusqu’au 1 er février.

Comment Nicole a tout pété de Frédéric Ferrer.

Inspirée d’un vrai débat public qui se déroule depuis 2 ans, dans l’Allier, pour parler d’écologie et de climat ! Une troupe d’excellents acteurs sur scène et dans le public échangent sur les bienfaits ou non de l’ouverture d’une mine de lithium au milieu de la campagne. Une mise en scène de l’auteur rythmée par des vidéos et de la musique soutient ce débat percutant. Je ne me suis pas ennuyée une seconde en écoutant cet échange intelligent et drôle. Une pièce qui donne à réfléchir sur les enjeux de protéger la planète à n’importe quel prix; à découvrir au théâtre du Rond-point, jusqu’au 7 février, du mardi au vendredi à 19h30, le samedi à 18h30 et le dimanche à 17h.

1925 – 2025 cent ans d’art Déco.

Beaucoup de monde pour découvrir cette énorme et magnifique exposition qui se répartit sur trois étages au Musée des Arts Décoratifs jusqu’au 26 avril. L’exposition de 1925 avait attiré 15 millions de visiteurs. Bijoux de Cartier, Boucheron; verreries de Gallé, Daum, Lalique; meubles de Ruhlmann, Guimard, Iribe, Gray; affiches de Mucha; robes de Vionnet, Patou, Lanvin, Poiret; textiles; papiers peints et wagons-lits reconstitués montrent toute l’excellence des artistes et artisans français.