Kees Van Dongen

Caché en haut de Montmartre, le musée éponyme propose jusqu’au 26 août « Van Dongen et le Bateau-Lavoir« . Quelques oeuvres peu connues montrent tout le talent de ce peintre célébré en même temps au Petit Palais. La vue sur les vignes avec les arbres et les fleurs valent aussi le déplacement. A ne pas rater.

 

 

 

Ceija Stojka

Dès 1939, Ceija Stojka est pourchassée avec toute sa famille tzigane autrichienne, son père est pris le premier. Elle est arrêtée à 10 ans avec sa mère et ses soeurs et déportée dans trois camps de concentration. Elle ne commence à écrire, dessiner et peindre qu’à 55 ans. Autodidacte, elle peint sans règle. Ses tableaux sont bouleversants et d’une force incroyable. Il suffit de regarder ses tableaux pour voir ce qu’elle a ressenti et vécu. C’est son histoire sans parole. Il ne faut surtout pas rater cette exposition incroyable. Ce n’est que jusqu’au 20 mai de du mercredi au dimanche de 11 à 19 heures, à La Maison Rouge.

En sortant, j’ai quand même pris le temps de voir l’impressionnante collection de poupées noires. Deborah Neff a rassemblé plus de 200 poupées en vingt ans. Vous pouvez vous restaurer agréablement dans le café entre la visite des deux expositions. Ne pas oublier de passer voir à côté la belle librairie. Vous n’avez pas d’excuse pour aller à la Maison Rouge qui malheureusement fermera ses portes prochainement, faute de subventions.

« Monsieur »

monsieur.jpg« Monsieur » d’après l’incroyable vie de Monsieur Marcel Creton, un sans-abri. Histoire sans parole, la mémoire lui faisant défaut, Marcel veut raconter sa vie, ses rêves, ses secrets et ses ambitions. La rencontre de Marcel dans un service d’entraide de la région de Seraing (Belgique) et de Claire Vienne, auteure, metteur en scène , comédienne permettra de créer ce spectacle ‘sans mot’ de 50 minutes. Luc Brumagne, comédien au théâtre comme au cinéma, se fait mime, clown en interprétant magnifiquement ce spectacle touchant. De passage à Paris, vous ne pourrez le voir que cet été en Avignon du 6 au 28 juillet à 13 H 10  (festival off) La Factory/Salle Tomasi, Rue Bertrand, 4.

L’étrange défaite de Marc Bloch.

img_5279.jpgUne sombre défaite face aux Allemands, un texte lucide rédigé en juillet 1940 d’un historien, résistant jugé et condamné à mort, il sera fusillé en 1944. Un magnifique interprète Eric Auvray dans une mise en scène sobre et intelligente de Jean Quercy que vous pourrez découvrir dans l’intimité de la scène du théâtre de Nesle tous les jeudis à 19 heures jusqu’au 12 avril. Un conseil : courez-y.

Rémi Larrousse, songes d’un illusionniste

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Quelle chance d’avoir le Lucernaire à 2 pas de chez moi, leur programmation est exceptionnelle; une fois de plus démontrée avec le spectacle de Rémi Larrousse que vous pourrez suivre jusqu’au 28 janvier. Je n’ai qu’une envie d’aller revoir son spectacle pour vérifier si ce que j’ai vécu tenait plus du rêve que de la réalité ou l’inverse.  Epoustouflant, étonnant, impressionnant, surprenant, fascinant, comment qualifier autrement ce voyage entre songe et réalité. Qui veut aller le voir/revoir avec moi ?

Chagrin pour soi.

Ce n’est pas par hasard que j’ai choisi de voir cette pièce. J’ai découvert Sophie Forte dans ‘Sur le fil » de et interprété par elle. J’avais tellement aimé la pièce que je l’avais vu 2 fois. (Quand vous savez que je vais  en moyenne 2 fois par semaine au théâtre et que je ne vais quasi jamais voir 2 fois la même pièce), vous comprendrez que je l’avais trouvé exceptionnelle. Je n’ai pas été déçue en allant la voir dans « Chagrin pour soi » au théâtre La Bruyère. Elle y est en bonne compagnie, avec une mention spéciale pour Tchavdar Pentchev qui joue le chagrin. L’histoire d’une rupture brutale et sa reconstruction accompagné de son chagrin sous forme de tragi-comédie, l’humour se mêle à l’auto- dérision. La mise en scène de Virginie Lemoine contribue à la réussite de spectacle. Allez-y vite le mois de janvier passe bien vite.