La révolte.

la-recc81volte.jpgCe n’est pas un hasard si j’ai été entendre ce texte d’Auguste de Villiers de L’Isle-Adam écrit il y a plus d’un siècle, en 1870. Extrêmement bien interprétés par Julie-Marie Parmentier et Olivier Cruveiller, ils racontent la même histoire d’une jeune femme coincée entre son mari et sa fille aspirant à une vie plus libre et plus artistique. Les deux, cinéma et théâtre, s’imbriquent et se complètent. A découvrir absolument, au théâtre de Poche Montparnasse jusqu’au 15 juillet.

The escape.

mal traduit ( ou ironiquement) par « la Femme heureuse » produit et joué par la charmante Gemma Arteton. L’histoire tristement banale d’une jeune mère de famille, privé de liberté entre son mari et ses 2 jeunes enfants. Elle ne supporte plus cette situation et rêve à d’autres choses plus enrichissantes. Tout repose sur la comédienne filmé sur un rythme lent qui lui convient bien. D’actualité hier et encore aujourd’hui.

L’abstraction américaine et le dernier Monet.

Nous sommes à l’heure américaine ! Avec notre Président aux Etats-Unis et cette vingtaine de toiles sélectionnées pour représenter le thème avancé par le critique d’art américain Clement Greenberg de l’abstraction américaine et le dernier Monet. Un paradoxe, âgé, Monet n’a jamais pensé un instant au concept de l’abstraction. Il était atteint d’une sévère cataracte ce qui explique la liberté de touche de ses dernières toiles. Jackson Polock, Philipp Guston, Joan Mitchell, Helen Frankenthaler, Morris Louis,  Mark Rothko et le Québécois Jean-Paul Riopelle ont la plupart étudié les peintres français (Monet, Cézanne) sans se laisser influencer. C’est amusant, distrayant, intéressant de découvrir ces peintres connus/méconnus au Musée de l’Orangerie jusqu’au 20 août.

Foujita

De naissance japonaise Tsugouharu Foujita ou Leonard Foujita à la fin de sa vie. En 1913; il débarque à Marseille et s’installe à Paris à Montparnasse. Rencontre de Picasso, du Douanier Rousseau; chocs culturels; il devient une des stars de l’Ecole de Paris auprès de Modigliani, Kisling, Soutine, Derain? MAtisse, Léger et tant d’autres. Puis celle des années 20 à Paris et à Deaville. Ne manquez pas de découvrir ce peintre si différent, car entre 2 cultures, à la palette monocorde. Les chats, les enfants, les femmes, lui-même sont ses sujets de prédilection. C’est jusqu’au 15 juillet au Musée Maillol. Ne pas oublier de monter un étage pour admirer dessins et statues de Maillol.

Mon Lou.

mon-lou.jpgGracile, gracieuse, ravissante MOANA FERRE est  MON LOU. On ne pouvait rêver mieux pour interpréter la bien-aimée de Guillaume Apollinaire. On vit la passion du poète pour cette Louise de Coligny-Chatillon au travers la lecture vivante de l’actrice, mise en scène sobre et dépouillée de Christian Pageault qui met en valeur cette femme magnifique. Un moment rare à ne manquer au théâtre du Lucernaire jusqu’au 23 juin à 19 heures.

Archives Nationales.

Pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire des correspondances, des journaux intimes, souvenirs de vos parents et grands parents ! Pensez à les confier aux Archives Nationales où ils seront préservés et conservés précieusement. Vos enfants petits et grands, futurs pourront les consulter facilement. C’est ouvert à tous. Vous pouvez contacter directement de ma part : patricia.gillet@culture.gouv.fr  Elle est efficace et charmante.Pour ceux qui me connaissent, croyez l’incroyable, j’ai même été sur place à Saint-Denis Université (un périple !) pour vérifier la disponibilité et le service aux lecteurs.

Kees Van Dongen

Caché en haut de Montmartre, le musée éponyme propose jusqu’au 26 août « Van Dongen et le Bateau-Lavoir« . Quelques oeuvres peu connues montrent tout le talent de ce peintre célébré en même temps au Petit Palais. La vue sur les vignes avec les arbres et les fleurs valent aussi le déplacement. A ne pas rater.