Shocking ! les mondes surréalistes d’ELSA SCHIAPARELLI.

Il faut absolument voir cette magnifique exposition dédiée à l’avant-gardiste couturière artiste. De nombreux artistes ont travaillé avec elle : Bébé Bédard, Jean Cocteau, Salvador Dali, Leonor Fini, Kees Van Dongen, Jean- Michel Frank, Alberto Giiacometti …des photographes Horst, Cecil Beaton, Man Ray. Elle a tout inventé les pull-overs, les accessoires déments, des bijoux incroyables, les parfums exceptionnels, le marketing et la communication. Réservez au musée des Arts Décoratifs jusqu’au 22 janvier. Vous ne serez pas déçus !

François Boisrond, une rétrospective.

Un parcours de quelques 110 tableaux de cet artiste français contemporain retrace 40 ans de carrière. De la BD, du graffiti aux classiques du Louvre re interprétés en passant par la vidéo, c’est passionnant de suivre son évolution. À voir jusqu’au 6 novembre au Musée Paul Valéry à Sète.

En même temps que cet peintre, j’ai découvert ce ravissant musée installé à flanc de coteau avec vue sur la mer. Il date des années 1970 et s’inspire des bâtiments du Corbusier. Les salles sont spacieuses et claires, la boutique et le restaurant sont accueillants. N’hésitez pas à suivre aussi les concerts du jeudi, dans les jardins.

Faust de Charles Gounod.

Le Vieux savant Faust vend son âme au diable pour retrouver la jeunesse. Ce mythe popularisé par Goethe est retravaillé par Gounod. Une mise en scène de Tobias Kratzer oscille entre le monde d’aujourd’hui et le mystère du romantisme. L’excellente idée du début de présenter Faust par un vieux comédien auquel se substitue le jeune ténor Benjamin Bernheim m’a beaucoup plu. Je n’ai pas adhéré à toute la mise en scène (terrain de basket, immeuble moderne..). La musique emporte tout, les chœurs sont toujours formidables. C’est à l’opéra Bastille jusqu’au 13 juillet.

La police des mœurs à Paris.

Il va m’être difficile de résumer en quelques lignes cette intéressante exposition sur la prostitution. Sachez que dès Saint Louis (1254), elle est acceptée et tolérée. Elle est repoussée hors de la ville, au delà de l’enceinte Louis Philippe, sur les bordes, d’où le nom de bordels. François 1 er veut la supprimer pour raison personnelle, il a rapporté d’Italie « le mal de Naples », la syphilis ! Sous Louis XIV, elle est encadrée. Sous la Révolution, elle disparaît pour réapparaître sous Napoléon 1er, la police a un pouvoir coercitif. Dès 1850, se met en place « le système français » unique en Europe. La police verrouille et encadre « ce mal nécessaire ». En 1939, les maisons closes sont fermées, puis vite ré ouvertes. Elles sont de précieux lieux d’espionnage. Les intitulés de la police évoluent et la prostitution aussi, suivant les besoins des gouvernements successifs et l’évolution de la société, ainsi jusqu’à aujourd’hui. Ne manquez pas cette amusante exposition au commissariat des 5 et 6 ème arrondissements, c’est jusqu’au 26 août, du lundi au vendredi de 9h30 à 17h. C’est gratuit.

Le malade imaginaire de Molière.

Quel plaisir de voir cette troupe de jeunes comédiens de l’École d’art dramatique du Lucernaire évoluée sur la scène du théâtre éponyme. Une mise en scène endiablée de Florence Le Corre et Philippe Person permet aux multiples talents de ces jeunes acteurs de s’épanouir pleinement dans cette comédie. Pour les parents et leurs enfants jusqu’au 28 août à 18h30.

HEY ! Le dessin

Si comme moi vous êtes férus d’art brut, la Halle Saint-Pierre est le musée consacré à cet art. Quelques soixante artistes internationaux sont présents au travers de 500 œuvres à découvrir sur 1000 m2. Un éventail large de supports prouve que l’art de dessiner ne se limite pas à une feuille de papier et un crayon. Il faut prévoir 2 bonnes heures pour essayer de tout découvrir tellement c’est riche. Jusqu’au 31 décembre, n’ouvre pas avant 11 heures.