Gosse de riche de Maurice Yvain.

Les Frivolités Parisiennes fêtent avec éclat les 100 ans de ce vaudeville déjanté. Une mise en cène jubilatoire de Pascal Neyron, des costumes épatants de Sabine Schlemmer, un orchestre formidable se dirigeant sans chef, des comédiens chanteurs exceptionnels font de cette soirée une réussite drôlissime. Maurice Yvain, c’est divin ! Quel bonheur de rire sans arrière pensée au théâtre de l’Athénée Louis Jouvet les soirs à 20h, les dimanches à 16h, jusqu’au 18 mars.

C’est facile d’être heureux quand on va mal. De Rudy Milstein.

Le début de la pièce est surprenant, les cinq excellents comédiens s’entrecroisent au rythme des événements sentimentaux de leur vie quotidienne. Un spectacle divertissant, souvent drôle et efficace, une bonne soirée de théâtre à suivre au théâtre Lepic du mercredi au samedi à 21h jusqu’au 12 mai. Arrivez en avance pour de pas rater le début.

Enfance de Nathalie Sarraute.

Deux excellentes comédiennes Marie-Madeleine et Anne Plumet dans une mise en scène épurée de Tristan Le Doze interprètent avec talent les souvenirs de l’auteur. Une interprétation sensible et évocatrice de l’enfance déchirée entre son père et sa mère, la France et la Russie avec les mots tirés de son texte autobiographique. À voir du mardi au samedi à 19h, au théâtre du Poche Montparnasse jusqu’au 20 avril.

Mozart Mon Amour.

Ce texte écrit, présenté et mise en scène par Christophe Barbier où ce dernier montre toute sa dévotion au compositeur. Secondé par une Pauline Courtin soprano, jouant Constanze, femme de Mozart, et un pianiste Vadim Sher l’accompagnant, l’auteur trace la vie du compositeur au cours d’un procès pour prendre sa défense. Bien agréable spectacle musical à découvrir au théâtre de Poche Montparnasse tous les lundis à 21 h jusqu’au 8 juillet.

The exterminating angel de Thomas Adès.

J’étais à la première de cet opéra en trois actes, en anglais, 2 heures sans entracte, à la baguette le compositeur Thomas Adès. Une histoire aussi obscure que le film surréaliste de Luis Buñuel dont elle s’inspire, un huis-clos où les quinze personnages sont enfermés dans une pièce dont ils ne peuvent pas sortir. La mise en scène magnifique de Calixto Bieito sert d’écrin à une partition riche avec des instruments singuliers comme les ondes Martenot. Impressionnant, à découvrir à l’opéra Bastille jusqu’au 23 mars.

Mademoiselle Gabrielle Chanel de Sophie Jolis.

Cinq comédiens-chanteurs talentueux accompagné d’un pianiste Jonathan Goyvaertz interprètent 30 personnages importants de la vie de Coco Chanel. La mise en scène dynamique et efficace d’Hélène Darche et Marie Simon invite à découvrir le parcours de cette créatrice qui a donné la liberté de mouvement et l’élégance dans la simplicité aux femmes du 20 e siècle. À découvrir sans tarder au studio Hébertot,les lundis et mardis à 21 heures, jusqu’au 9 avril.

Parfums d’Orient.

Cette exposition présente la longue histoire qui unit le monde arabe et les parfums depuis l’Antiquité. Des matières premières aux routes maritimes et terrestres, l’Arabie est la terre de la rose, du jasmin, du narcisse et des épices. Découvrez sans tarder cette intéressante exposition odorante à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 17 mars. Il vaut mieux réserver.

La régence à Paris (1715-1723)

À la mort de Louis XIV, Louis XV n’a que 5 ans. Le neveu du défunt le duc Philippe d’Orleans devient régent du royaume. Quelques 200 œuvres reflètent l’effervescence de cette période pleine d’innovations. Voltaire, Marivaux, Montesquieu, Law, Watteau en sont les représentants. A voir si vous avez le temps au musée Carnavalet jusqu’au 25 février.