Emma sous le divan

Avec un vieux tricot, des aiguilles à tricoter, une malle, une poupée, Emma la Clown crée un formidable spectacle d’une heure trente. 1 ère partie d’une trilogie, je vous conseille vivement de venir découvrir les 2 autres parties à la Scala, à 20h30; jeudi 7 : Emma mort, même pas peur; vendredi 8 : qui demeure dans ce lieu vide. Il reste quelques places…

Les contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Une mise en scène intelligente et de toute beauté imaginée par Robert Carsen sert d’écrin à cet opéra fantastique. La voix, la diction et la prestance de Benjamin Bernheim en Hoffmann, de Pretty Yende en Olympia, de Rachel Willis-Sorensen en Antonina, de Christian Van Horn en Lindorf et autres chanteurs; la richesse de la direction musicale d’Eun Sun Kim, les chœurs magnifiques, les splendides costumes et décors de Michael Levine font de cette représentation un moment d’exception. À admirer à l’opéra Bastille jusqu’au 27 décembre.

Iris Van Herpen, sculpting the Senses.

Cette rétrospective célèbre l’approche pluridisciplinaire de la créatrice hollandaise autour de neuf thématiques qui fusionnent mode, art contemporain, design et sciences. Plus de 100 pièces de haute couture réalisées par Iris Van Herpen montrent son savoir-faire. L’exposition à voir absolument, réserver au musée Des Arts Décoratifs jusqu’au 28 avril.

Le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillion.

Ethnologue et résistante, Germaine Tillion écrit, en 1944, au camp de femmes à Ravensbrück, cette opérette-revue pleine de d’humour et de dérision. Claudine Van Bereden a adapté et mis en scène avec talent cet ouvrage. Sa compagnie théâtrale Nosferatu choisit ses pièces sur les problématiques des femmes. Regardez leur site pour voir leur programmation : compagnienosferatu.com L’association Germaine Tillion fera présenter cette opérette, jeudi 21 novembre 2024 à 20h30, à la BNF dans le 13eme pour fêter son 20 ème anniversaire.

Extinction de Thomas Bernhard.

Un parti pris et une mise en scène de Julien Gosselin en 3 parties représentant 3 périodes. La première actuelle accueille sur le plateau des DJ. En dépit des bouchons d’oreille distribués à l’entrée, c’est insoutenable. J’ai dû quitter la salle à l’entracte au bout d’une heure. J’ai donc manqué les 4 h et demie suivantes qui présentaient la Vienne du début du XXe siècle et la lecture du texte allemand de Thomas Bernhard par une comédienne filmée en gros plan. Une amie est restée jusqu’au bout et a trouvé ces parties excellentes. Conseil: arrivez à 20h pour éviter la première partie. C’est au théâtre de la Ville jusqu’au 6 décembre.

La Esmeralda de Louise Bertin, sur livret de Victor Hugo.

Je ne connaissais pas cette compositrice de cet opéra peu joué, créé en 1836. L’adaptation et mise en scène de Jeanne Desoubeaux se permet quelques coupes, ajouts et digressions pour être au plus près des spectateurs. Le merveilleux théâtre des Bouffes du Nord sert d’écrin au décor du chantier intemporel de Notre-Dame. Trois chanteurs, un récitant, cinq musiciens rendent justice à ce drame de Victor Hugo. Un coup de cœur pour Jeanne Mendoche, l’émouvante et fragile interprète d’Esmeralda. Le chanteur du personnage de Frollo a une voix magnifique mais on ne comprend pas un mot de ce qu’il chante. Dommage aussi, ce concours de grimaces trop long qui n’ajoute rien au début du spectacle, visible que pour les spectateurs placés devant. À découvrir sans tarder jusqu’au 3 décembre.