L’Île des Esclaves de Marivaux (né Pierre Carlet de Champlain de Marivaux).

J’ai toujours un faible pour l’écriture de Marivaux. Cette comédie sociale l’illustre bien. Suite à un naufrage, les rôles s’inversent les maîtres deviennent serviteurs et leurs domestiques seigneurs. Tous ces jeunes acteurs de La Compagnie sont excellents. Les adolescents peuvent emmener leurs parents au Lucernaire, du mardi au samedi à 20h et les dimanches à 17h jusqu’au 2 juin.

PS : moins de fumée éviterait les toux des spectateurs !

Mondial Placard de Côme de Bellescize.

C’est sur recommandation express de mon ami Antoine que j’ai été voir cette pièce. Elle m’a semblé caricaturale. Le monde du travail tel qu’il me semblait être dans les années 70 et serait aujourd’hui. Une femme est nommée à un poste de responsable et les hommes pensent que c’est de la discrimination positive envers elles. D’où les quiproquos de cette comédie, j’ai souri de temps en temps mais pas ri comme spectateurs. À voir jusqu’au 30 avril au théâtre Tristan Bernard.

Paris 1874. Inventer l’impressionnisme.

L’histoire a commencé il y a 150 ans. Une trentaine de peintres décident de tenir un Salon indépendant. Il est intéressant de découvrir les tableaux des artistes tombés dans l’oubli. Quelques 130 tableaux de cette exposition sont présentés au Musee d’Orsay jusqu’au 14 juillet.

Des ombres et des armes de Yann Reuzeau.

Sept talentueux comédiens se partagent les rôles de policiers de la DGSI et/ou de djihadistes. Une mise en scène rapide et efficace de l’auteur, on se croirait dans une série. À suivre à la Manufacture des Abbesses, les jeudis, vendredis, samedis à 21h, les dimanches à 17h, jusqu’au 5 mai. Reprise de ce formidable spectacle dès le 22 août.

Rivoluzione e Nostalgia de Giuseppe Verdi.

Seize passages musicaux ont été choisis parmi les opéras de jeunesse du compositeur par le metteur en scène Kristina Lada pour former une nouvelle histoire. Cette première partie se passe vers les années 1968, en Italie, en pleine révolte des étudiants et des ouvriers. La seconde partie évoque les souvenirs différents de ce qui s’est réellement déroulés. Sur scène se mêle les quatre excellents solistes, les chœurs, les danseurs sur fond d’images vidéo. J’attends avec impatience de voir cette seconde partie à l’opéra de la Monnaie, jusqu’au 7 avril.

L’arche et le château de et avec Xavier Kutalian.

Un manuscrit retrouvé dans les affaires de son grand-père permet de raconter par l’auteur et excellent interprète l’histoire incroyable d’un foyer pour orphelins arméniens implantés en Turquie, puis en France dans les années 1920/1930, par la volonté d’un seul homme altruiste. Une mise en scène sobre de Xavier Lemaire : quelques valises, un portant, un tapis, une carte suffisent à donner l’ambiance de ce voyage inédit. Très émouvant, à découvrir au studio Hébertot, les lundis et mardis à 19 h jusqu’au 16 avril.