Choses vues, entendues, notées sur le vif en forme de brèves, de caricatures ou de longs portraits, de récits bouleversants, d'enquêtes, de grands moments qui appartiennent désormais à l'histoire nationale, mais aussi de mots d'esprit, d'expressions glanées dans la rue – voici le siècle de Hugo.
Ce sont quelques 70 œuvres présentées pour le 130e anniversaire de la mort de l’artiste. Sa modernité éclate dans ses angles de vue et le choix de ses objets. Il est plus facile d’aller au Musée d’Orsay qu’à Los Angeles ou Chicago qui suivront ce magnifique hommage. Du 8 Octobre au 19 janvier 2025.
Autoportrait Boulevard Haussmann vu d’en hautEsquisse pour raboteurs de parquetsPêche à la ligneVoiliersIntérieur
Une délicate comédienne Bérengère Dautun interprète avec justesse Malwida von Meysenberg, féministe et intellectuelle du XIXe, face Ilyès Bouyenzar comédien et musicien qui incarne Romain Rolland. L’échange épistolaire pendant 14 ans de ces 2 écrivains est mis en valeur par la mise en scène sobre et intimiste de François Michonneau et le jeu des comédiens. À suivre au studio Hébertot les jeudis, vendredis, samedis à 19h et le dimanche à 17h, jusqu’au 27 octobre.
Formi, formi, formidable. J’ai tout aimé de ce trop court spectacle musical : du PHŒNIX le piano, de l’astucieuse et inventive mise en scène de Geneviève Brett, du choix des morceaux classiques. Les pianistes virtuoses Véronique Durville, Valérie Guerin-Descouturelle et Lucie Chauvel jouent en s’amusant autant que les spectateurs. Avec ou sans enfant, courrez voir ce divertissement au studio Hébertot le dimanche à 14h30, jusqu’au 26 janvier 2025.
Décevant, décevant…. Où sont passés les tableaux des peintres de la mer, les figures de proue, les anciens instruments de navigation.. le foisonnant capharnaüm qui régnait dans ce musée que je connais depuis l’enfance. Je me suis renseignée entre les restaurations et de les prêts à 4 autres musées Brest, Port-Louis, Rochefort et Toulon. Des vidéos et des expériences tactiles et sonores remplacent ces œuvres disparues. Une gigantesque entrée dénudée vous accueille. Sur 3 étages, vous pouvez voir encore des magnifiques maquettes et quelques objets. À voir en famille tous les jours de 11 à 19h, sauf le mardi. Tout propre vestiaires, toilette, ascenseur, boutique. Je regrette le charme et l’abondant désordre du musée avant travaux.
Génie ailé de la galère Réale 1650L’AchilleSur un vaisseau de 110canons sous Louis XVPort de Bordeaux Joseph Vernet 1758Le Singe 20 canons 1762Vaisselle service Transat vers 1935
Bonne nouvelle pour les habitants du 5 ème arrondissement, la Maison Louis a ouvert le 19 septembre au 200 rue Saint Jacques. Peu de changement, des tartes salées et des pains délicieux ont remplacé les chocolats et les glaces. La boutique est lumineuse, l’accueil chaleureux, pour vous aider à choisir les pâtisseries que tous connaissent bien à prix égaux. Mêmes horaires 9h/19h30, mêmes jours de fermeture : les lundis et mardis. Courrez-y sans tarder.
Même mise en scène de Tobias Kratzer revu au dernier acte par Alejandro Stadler, j’ai apprécié l’idée de substituer Faust Pêne Patti, puissant, par un vieux comédien. Lire/relire mon commentaire du 2 juillet 2022 sur ce même blog. Le chef d’orchestre Emmanuel Vuillaume et chœurs sont excellents. A voir à l’opéra Bastille jusqu’au 18 octobre.
Cet opéra-bouffe menée par la baguette brillante du chef Louis Langrée est mis en valeur par l’allègre mise en scène de Valérie Lesort et Christian Hecq. Les rôles titres parlés et chantés par Anne Catherine Gillet, Cyrille Dubois,Victoire Bunel et Léo Vermot Desroches divertissent joyeusement le public. L’Opéra-Comique s’affiche complet jusqu’au 28 septembre.
Cette histoire vraie est adaptée pour le théâtre par le metteur en scène Hervé Bentégeat. Sur la scène, une comédienne Carmen Vadillo prête vie à l’expérience de Mort imminente qu’à vécu l’autrice. Cette pétillante comédienne et danseuse incarne ce difficile retour à la vie. À découvrir au théâtre Essaion les lundis et mardis à 21 h jusqu’au 22 janvier.
J’ai tout aimé de cette représentation de 5 heures 30 et n’ai pas vu le temps passer, sauf pendant les entractes. La mise en scène intelligente, lisible et claire de Pierre Audi et ses décors esthétiques se transformant en pépites, caverne, bois touffu et/ou dragon de Michael Simon somptueusement éclairés changeant suivant les émotions des personnages par Valerio Tibéri font de cet opéra un conte de fée prenant. Le ténor Magnus Vigilux incarne parfaitement le jeune Siegfried adolescent à l’homme qu’il deviendra. Tous les autres interprètes l’accompagnent magnifiquement. Avec un faible pour l’oiseau, la jeune soprano Liv Redpath et représenté Bises joliment par un enfant. L’orchestre résonne superbement mené par la baguette inspirée du directeur musical Alain Altinoglu. Cela vaut le déplacement jusqu’à La Monnaie de Bruxelles, jusqu’au 4 octobre.