Elektra de Richard Strauss.

La sublime, sobre, élégante mise en scène de Robert Carsen sert d’écrin à cette tragédie grecque. Tout est réuni : les voix magnifiques Christine Goerke, Angela Denoke, Camilla Nylund, Tómas Tómasson …à l’unisson sous la baguette de Semyon Bychkov, pour une soirée exceptionnelle. À voir à l’Opera Bastille jusqu’au 1er juin.

Venise, La Sérénissime.

Si vous avez la chance d’habiter dans la région de Bordeaux, réservez aux bassins des lumières pour admirer les images de Venise projeter sur les murs et bassins de cette ancienne et splendide base des sous-marins construite pendant la guerre. Des images des tableaux du peintre espagnol Sorolla précèdent les projections vénitiennes, à voir aussi dans le Cube des images immersives microscopiques des cellules humaines, tel un kaléidoscope géant. C’est magnifique, à voir jusqu’au 2 janvier 2023.

Marcel Proust, du côté de la mère.

Organisée pour le centenaire de la mort de l’écrivain, le mahJ ou musée d’art et d’histoire du Judaïsme réunit près de 150 peintures, dessins, gravures, livres et documents. Une réussite d’avoir trouver un équilibre entre l’écrit et le visible et montrer ses attaches à la filiation maternelle, à sa judéité dans son œuvre littéraire présente de manière allusive et ambigüe. À découvrir jusqu’au 28 août.

Une promenade Rue du Pont Neuf.

La samaritaine, Habitat, Uniglo, Pylônes, Les Halles se succèdent pour une balade agréable, sans bousculade. Continuez rue Tiquetone pour goûter les pâtisseries et viennoiseries de la récente boutique des « Copains » au 60 près de Detou au 54. Se restaurer au Louvre Ripaille, 1 rue Perrault

Cendrillon de Jules Massenet.

La metteuse en scène Mariame Clément dépoussière cet opéra qui rentre au répertoire de l’Opéra. La décoratrice Julia Hansen a imaginé une énorme machine à vapeur moche qui occupe toute la scène. La forêt est représentée un hideux sous-sol d’usine ! Les chanteurs sont inégaux, les interprétations des demi sœurs, de leur marâtre mère de la fée emportent les suffrages. Un spectacle agréable à voir/entendre avec vos enfants. A l’Opéra Bastille jusqu’au 28 avril

Toyen, l’écart absolu.

Cette artiste peintre pragoise a traversé le siècle sans jamais renier ses rêves et sa révolte. Inclassable, singulière, elle s’est créée un monde à part, très personnel. Je ne connaissais rien de sa peinture, je l’ai découverte en voyant cette exposition qui lui est consacrée. J’ai tout aimé de son œuvre, le côté presque naïf de ses débuts, ses couleurs, ses penchants pour l’onirisme. Merci au Musee d’Art Moderne de sortir des sentiers battus et faire découvrir à chaque nouvelle exposition un univers de peintres méconnus. C’est à découvrir jusqu’au 24 juillet.