Le Conte du tsar Saltan de Nikolaï Rimski-Korsakov, inspiré d’un poète d’Alexandre Pouchkine.

Dimitri Tcherniakovn signe une mise en scène sensible et poétique. Des séquences animées au fusain traduisent l’imaginaire de l’enfant. Une musique chatoyante dirigée d’une baguette énergique du chef Timur Zangiev. Des chanteurs expressifs Ante Jerkunica (le Tsar), Svetlana (la tsarine), Bogdan Voltkov (le tsarévitch), Olga Kulchynska (le cygne); des chœurs exceptionnels. Sous forme de conte naviguant entre le présent et l’imaginaire, ce spectacle poignant est une pure merveille. À découvrir à l’opéra de la Monnaie à Bruxelles jusqu’au 19 décembre.

Le pianiste aux cinquante doigts de et par Pascal Amoyel.

C’est encore sous le coup de l’émotion que j’écris ces quelques lignes. Ce pianiste a eu le privilège d’être un des rares élèves du légendaire pianiste hongrois Georges Cziffra. En quelques mots et morceaux de musique Pascal Amoyel raconte avec talent la terrible destinée de son Maître. Vous n’avez que jusqu’au 31 décembre pour admirer cette performance au théâtre Montparnasse.

Emma sous le divan

Avec un vieux tricot, des aiguilles à tricoter, une malle, une poupée, Emma la Clown crée un formidable spectacle d’une heure trente. 1 ère partie d’une trilogie, je vous conseille vivement de venir découvrir les 2 autres parties à la Scala, à 20h30; jeudi 7 : Emma mort, même pas peur; vendredi 8 : qui demeure dans ce lieu vide. Il reste quelques places…

Les contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Une mise en scène intelligente et de toute beauté imaginée par Robert Carsen sert d’écrin à cet opéra fantastique. La voix, la diction et la prestance de Benjamin Bernheim en Hoffmann, de Pretty Yende en Olympia, de Rachel Willis-Sorensen en Antonina, de Christian Van Horn en Lindorf et autres chanteurs; la richesse de la direction musicale d’Eun Sun Kim, les chœurs magnifiques, les splendides costumes et décors de Michael Levine font de cette représentation un moment d’exception. À admirer à l’opéra Bastille jusqu’au 27 décembre.

Iris Van Herpen, sculpting the Senses.

Cette rétrospective célèbre l’approche pluridisciplinaire de la créatrice hollandaise autour de neuf thématiques qui fusionnent mode, art contemporain, design et sciences. Plus de 100 pièces de haute couture réalisées par Iris Van Herpen montrent son savoir-faire. L’exposition à voir absolument, réserver au musée Des Arts Décoratifs jusqu’au 28 avril.

Le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillion.

Ethnologue et résistante, Germaine Tillion écrit, en 1944, au camp de femmes à Ravensbrück, cette opérette-revue pleine de d’humour et de dérision. Claudine Van Bereden a adapté et mis en scène avec talent cet ouvrage. Sa compagnie théâtrale Nosferatu choisit ses pièces sur les problématiques des femmes. Regardez leur site pour voir leur programmation : compagnienosferatu.com L’association Germaine Tillion fera présenter cette opérette, jeudi 21 novembre 2024 à 20h30, à la BNF dans le 13eme pour fêter son 20 ème anniversaire.

Extinction de Thomas Bernhard.

Un parti pris et une mise en scène de Julien Gosselin en 3 parties représentant 3 périodes. La première actuelle accueille sur le plateau des DJ. En dépit des bouchons d’oreille distribués à l’entrée, c’est insoutenable. J’ai dû quitter la salle à l’entracte au bout d’une heure. J’ai donc manqué les 4 h et demie suivantes qui présentaient la Vienne du début du XXe siècle et la lecture du texte allemand de Thomas Bernhard par une comédienne filmée en gros plan. Une amie est restée jusqu’au bout et a trouvé ces parties excellentes. Conseil: arrivez à 20h pour éviter la première partie. C’est au théâtre de la Ville jusqu’au 6 décembre.