Même mise en scène de Tobias Kratzer revu au dernier acte par Alejandro Stadler, j’ai apprécié l’idée de substituer Faust Pêne Patti, puissant, par un vieux comédien. Lire/relire mon commentaire du 2 juillet 2022 sur ce même blog. Le chef d’orchestre Emmanuel Vuillaume et chœurs sont excellents. A voir à l’opéra Bastille jusqu’au 18 octobre.
Le Domino Noir de Daniel-François-Esprit Auber.
Cet opéra-bouffe menée par la baguette brillante du chef Louis Langrée est mis en valeur par l’allègre mise en scène de Valérie Lesort et Christian Hecq. Les rôles titres parlés et chantés par Anne Catherine Gillet, Cyrille Dubois,Victoire Bunel et Léo Vermot Desroches divertissent joyeusement le public. L’Opéra-Comique s’affiche complet jusqu’au 28 septembre.
À cœur perdu d’Emmanuelle de Boisson.
Cette histoire vraie est adaptée pour le théâtre par le metteur en scène Hervé Bentégeat. Sur la scène, une comédienne Carmen Vadillo prête vie à l’expérience de Mort imminente qu’à vécu l’autrice. Cette pétillante comédienne et danseuse incarne ce difficile retour à la vie. À découvrir au théâtre Essaion les lundis et mardis à 21 h jusqu’au 22 janvier.
Siegfried de Richard Wagner.
J’ai tout aimé de cette représentation de 5 heures 30 et n’ai pas vu le temps passer, sauf pendant les entractes. La mise en scène intelligente, lisible et claire de Pierre Audi et ses décors esthétiques se transformant en pépites, caverne, bois touffu et/ou dragon de Michael Simon somptueusement éclairés changeant suivant les émotions des personnages par Valerio Tibéri font de cet opéra un conte de fée prenant. Le ténor Magnus Vigilux incarne parfaitement le jeune Siegfried adolescent à l’homme qu’il deviendra. Tous les autres interprètes l’accompagnent magnifiquement. Avec un faible pour l’oiseau, la jeune soprano Liv Redpath et représenté Bises joliment par un enfant. L’orchestre résonne superbement mené par la baguette inspirée du directeur musical Alain Altinoglu. Cela vaut le déplacement jusqu’à La Monnaie de Bruxelles, jusqu’au 4 octobre.
Falstaff de Giuseppe Verdi.
Quel plaisir de retrouver à l’opéra Bastille, une mise en scène classique et enlevée de Dominique Pitoiset, de beaux décors d’Alexandre Belisev, des costumes seyants d’Helena Rivkina, une direction inspirée de Michael Schønwandt donnent un air de fête à cette comédie lyrique. Ambrogio Maestri dans le rôle titre, Marie–Nicole Lemieux dans le rôle de Mrs Quickly entourés d’autres chanteurs formidables font de cette soirée une réussite totale. Jusqu’au 30 septembre.
Le premier sexe de Mickaël Délis.
Ce dynamique comédien danseur raconte son enfance à l’âge adulte à l’aide d’un peignoir blanc et d’un tabouret pour partager son émancipation par rapport à la masculinité. À découvrir sur la petite scène de La Scala les mardis et mercredis à 19h15 jusqu’au 27 novembre.
RECOMMANDATIONS théâtrales.
J’avais découvert le talent d’Alexis Michalik en 2012 en voyant au théâtre ´Le porteur d’histoire ´. Vous avez beaucoup de chance pour le voir ou revoir au théâtre Petit Montparnasse dès aujourd’hui jusqu’au 17 décembre. Pétillant
´Changer l’eau des fleurs’ de Valérie Perrin au théâtre Lepic jusqu’au 26 octobre. Réconfortant
´Comme il vous plaira ´de William Shakespeare au théâtre Hébertot jusqu’au 29 décembre. Classique
´Des fleurs pour Algernon’ de Daniel Keyes au théâtre Petit Saint-Martin du 12 mars au 4 mai 2025. Émouvant
´La double inconstance ´de Marivaux au Lucernaire jusqu’au 3 novembre. Classique
´Et pendant ce temps Simone Veille ´à la Comédie Bastille jusqu’au 5 janvier. Hilarant
´Glenn, naissance d’un prodige ´d’Ivan Calbera au théâtre Montparnasse jusqu’au 22 décembre. Musical
´Inconnu à cette adresse ´ de Kressmann Taylor au théâtre Antoine jusqu’au 29 décembre. Poignant
´Machine de Cirque ´ de Vincent Dubé à La Scala du 12 novembre au 5 janvier 2025 Sportif
´Murmuration’ de Sadek Berrabah au 13 e Art du 15 novembre au 2 février 2025. Lumineux
La joie de Charles Pépin.
Impressionnante prestation du comédien Olivier Ruidavet, sur la toute petite scène du Théâtre de la Reine Blanche, qui vit, chante et danse ce texte du philosophe. ´L’art d’aimer ce qui est présent et réel’, il suffit de regarder le ciel pour se sentir heureux. Si je peux ainsi résumer la pièce. À découvrir les mardis, jeudis à 21h; le samedi à 20h jusqu’au 12 octobre.
La Traviata et Rigoletto de Verdi au musée Jacquemart André.
J’ai assisté l’année dernière à une magnifique représentation de la Traviata dans les salons de la Monnaie de Paris. À partir du 21 octobre, toutes les représentations se passeront dans les splendides salons du musée Jacquemart André ainsi vous serez proches des chanteurs et des musiciens. Consultez le site http://www.music-opera.com pour connaître les dates et vous inscrire à une de ces représentations pleine d’émotions.
