Vous avez jusqu’au 22 mars pour courir au théâtre Essaion pour découvrir l’intelligente adaptation du célèbre roman Oblomov, dans une mise en scène astucieuse de Jacques Connors. Deux excellents comédiens Yvan Varco et Alexandre Chapelon incarnent le fidèle serviteur et son maître reclus dans un vieil appartement. À quoi bon ? Un thème toujours d’actualité auprès de la jeunesse d’aujourd’hui. Ces jeunes qui se replient sur eux mêmes par peur de la vie. Les jeudis, vendredi et samedis à 21h.
L’effet papillon, et si c’était possible ?Écriture, mise en scène Taha Mansour, mentaliste.
Autre voyage, mental, poétique et mystérieux auquel vous participez avec l’aide apaisante, sensible et déroutante de ce jeune illusionniste qui nous bluffe. Une expérience déconcertante et magnifique à vivre au studio Hébertot jusqu’au 31 mai, les mercredis à 21h et samedis à 16h30.
Les gros patinent bien de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan.
Une odyssée poétique, drôle et déjantée de deux personnages qui s’expriment avec des bouts de carton. À découvrir absolument et ne pas rater au théâtre de la Pépinière jusqu’au 31 juillet les mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Vérifier les horaires suivant les mois.
Frères de la forêt, des résistants face à l’URSS.
N’oubliez pas de regarder l’excellent documentaire d’Antoine de Meaux, dimanche 16 février à 23 h, sur France 5, ou en replay sur France.tv. L’histoire méconnue de la résistance des pays baltes au régime soviétique. Un récit similaire à l’actuelle guerre en Ukraine. Instructif et émouvant.
L’or du Rhin de Richard Wagner.
Une mise en scène sobre, épurée et intelligente de Pierre Audi, des costumes élégants et stricts de Petra Reinhardt, comme j’aime, une direction musicale enthousiaste et brillante d’Alain Altinoglu, des éclairages de Valerio Tibéri rythmant la dramaturgie, des excellents chanteurs habités font de ces 6 heures d’opéra des moments magiques. Il vous faudra aller jusqu’à La Monnaie à Bruxelles pour écouter ce chef-d’œuvre, jusqu’au 2 mars.
Louvre Couture. Objets d’art, objets de mode.
Un parcours difficile à suivre, beaucoup d’allées et venues sans trouver les robes, j’ai ‘loupé’ plein de modèles qu’on devine au milieu de splendides objets d’arts dans ces salons plus magnifiques les uns que les autres. À découvrir au Louvre, jusqu’au 21 juillet.






Così fan tutti, mise en scène et adaptation du livret Antonio Cuenca Ruiz, d’après Mozart.
Les moins : le théâtre Athénée manquerait-il de femmes de ménage ? nous avions déjà eu lors de la représentation d’Ubu Roi, droit à la séance d’aspirateur au début du spectacle, idem pour celui-ci où nous eu pendant un long moment droit à la même séquence. Un démarrage d’un quart d’heure interminable. Les chanteurs sont-ils obligés de chanter un slip, même s’ils ont de belle jambes ? Je n’ai pas compris l’intention ! Une mise misérabiliste, des vêtements moches, un gros fauteuil noir, une chaise, un portant et une toile peinte à l’effigie des protagonistes.
Les plus : les voix harmonieuses des 6 chanteurs, la symbiose des voix et des instruments de musique classiques et modernes sur scène mettent en valeur la musique de Mozart, indestructible. Le magnifique duo chanteuse/saxophone qui se soutiennent et se répondent. Une adaptation légère et réussie, à l’image du titre légèrement changé. À écouter au théâtre Athénée jusqu’au 9 février, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h.
Le Barbier de Séville où la précaution inutile de Beaumarchais.
C’est avec plaisir que l’on retrouve à la production et co réalisation LES MODITS COMPAGNIE dans une mise scène de Justine Vultaggio. Cette comédie enjouée et musicale, sur le thème de la liberté, enchantera petits et grands. A voir au Lucernaire du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 17h, jusqu’au 30 mars.
Les suppliques ; conception, écriture et mise en scène de Julie Bertin, Jade Herbulot – Le Birgit Ensemble.
Suite à un documentaire éponyme réalisé par Jérôme Prieur et coécrit avec Laurent Joly, un dispositif bi-frontal a été choisi pour traduire l’intimité et l’émotion de ces lettres envoyées par centaines au Maréchal Pétain. Ces suppliques furent écrites par des familles juives pour supplier de libérer ou avoir des nouvelles d’un proche arrêté par la police française, sous le régime de Vichy. Six sont choisies et transposées pour tenter de raconter l’intime et donner voix aux disparus. Une mise en scène intelligente, des interprètes remarquables, une soirée émouvante à découvrir et voir absolument par les jeunes et moins jeunes au théâtre la tempête, à la Cartoucherie, à Vincennes jusqu’au 16 février du mardi au samedi à 20h, les dimanches à 16h.
