Pour les enfants petits et grands.

A la Comédie Saint Michel – A partir de 3 ans : Lali et les étoiles, Maxence ou le conte du métro et Le père Noël est enrhumé (le préféré des petits).
A partir de 8/10 ans : Le Petit Prince – Toujours émouvant, quelques jeunes acteurs joliment déguisés, de la compagnie Egrégore, jouent avec conviction l’aviateur, le petit prince, la rose, le renard, le serpent.                                                                                         Au Théâtre 13, côté Seine – A partir de 10/12 ans et les grands – Anne, ma soeur Anne – Un conte musical et macabre inspiré de Barbe Bleue. A voir jusqu’au 19 janvier

Maria Callas – Lettres & Mémoires.

Ce n’est pas la peine d’essayer d’avoir une place pour la dernière qui est ce soir ! Très beaux textes et mise en scène sobre et efficace de Tom Volf, jeux de lumière mettant en valeur Monica Bellucci, son élégance et sa beauté, font de cette soirée un moment émouvant. Elle dit/interprète ses lettres avec une intense émotion qui donne vie à Maria Callas. Je ne saurai trop vous recommander cette lecture si elle passait dans un autre lieu.

 

Week-end à Bruxelles.

LE GRAND FEU – Grand succès cet été à Avignon, repris au théâtre de Poche, à Bruxelles. Chansons et textes de Jacques Brel actualisés par le slameur Mochélan sont toujours aussi percutants, avec, pour lui donner la réplique, l’excellent musicien Rémon JR. Plein d’émotion et de nostalgie se dégagent de ce spectacle astucieusement mis en scène par Jean-Michel Van den Eeyden. A voir jusqu’au 21 décembre seulement. Pour finir la soirée agréablement, n’hésitez pas à réserver et diner au restaurant mitoyen La Brasserie de la Patinoire, un peu cher, mais la gentillesse du personnel est égal à l’excellence du repas.

ETRE OU NE PAS ETRE – Autour des monologues de Shakespeare, un comédien décide de se dédoubler pour interpréter un personnage ! Le comédien Luca Franceschi a beau se démener et faire des blagues facétieuses et répétitives avec le public, j’ai trouvé le temps long, je me suis ennuyée. A voir jusqu’au 21 décembre au Théâtre Public. Le restaurant est à l’image du spectacle, insipide avec un personnel très désagréable.

 C’est le bonheur de prendre les métros, bus, tramways qui arrivent sans discontinuer où l’on peut s’asseoir quelque soit l’heure.

BRUEGEL EN NOIR ET BLANC – Pour les 450 ans de la mort du peintre, la Bibliothèque Royale présente ses gravures, à sa disposition. On peut voir dans le bel écrin qu’est le Palais de Charles de Lorraine du XVIIIe siècle l’oeuvre iconoclaste de Pieter Bruegel et son éditeur Hieronymus Cock. Les esquisses originales des paysages italiens, ses sept péchés capitaux et ses vertus. Intelligemment accompagné par un léger audio guide électronique qu’il suffit de présenter aux points dédiés. Simple, facile, efficace à l’image des commentaires enrichissants.

BRANCUSI – L’événement phare d’EUROPALIA est cette prestigieuse rétrospective du sculpteur romain Constantin Brancusi. Ses oeuvres maîtresses sont présentées auprès de quelques oeuvres de Rodin dont il fut brièvement l’élève, de Man Ray et Modigliani. On ne peut qu’admirer son moderniste.  Là aussi vous pouvez avoir gratuitement cet efficace audio guide électronique. Il faut mieux réserver son billet au BOZAR, jusqu’au 2 février.

DALI & MAGRITTE – Ils se croisent à Paris au printemps 1929, puis en août Magritte se rend à Cadaqués avec Eluard, Miro et Bunuel. Plus d’une centaine de tableaux, photos et dessins sont réunis aux Musées royaux des Beaux-Arts. Les mêmes thèmes les inspirent et il est difficile de discerner si un tableau est de l’un ou de l’autre. La scénographie déclinent dans chaque salle et aide grandement  à admirer Dali comme Magritte et leur similitude. Cette magnifique et passionnante exposition est à voir jusqu’au 9 février. IL vaut mieux réserver son billet.

1 H 30 de train et vous êtes à Bruxelles où tous les transports marchent !

Le rêveur de la forêt.

Cette exposition ‘Le rêveur de la forêt’ croise les époques et rassemble des oeuvres d’une quarantaine d’artistes autour d’Ossip Zadkine. Photos, tableaux exposent ce thème autour du bois. Paix et sérénité se trouvent au bout de cette impasse rue d’Assas, dans le charmant musée Zadkine. J’ai de loin préféré cette exposition à celle de la Fondation Cartier sur le même sujet. A voir jusqu’au 23 février.

Féminines.

J’y suis allée par curiosité et pour suivre le formidable travail de Pauline Bureau. J’avais vu sa remarquable mise en scène de la pièce « Hors les murs » sur le procès de Bobigny, joué au Vieux Colombier. Le football ne m’intéresse pas du tout. Féminines conte l’histoire de la première équipe féminine de football qui s’est constituée vers 1968. Je n’ai pas vu les 2 heures passées. La parfaite mise en scène de Pauline Bureau, en bas le vestiaire des footballeuses, en haut un atelier d’usine sert de décor à cette aventure du féminisme. A voir au théâtre des Abbesses jusqu’au 7 décembre.

Le cimetière de Picpus.

Caché au regard des passants, le cimetière de Picpus se trouve au 35 rue de Picpus dans le 12 ème arrondissement de Paris. Après maintes péripéties, ce couvent devient une ‘maison de santé’ sous la Révolution. Tant que les accusés (nobles ou pas, gênants) pouvaient payés très cher un loyer journalier, ils étaient malades et restaient ce lieu. Plus d’argent, ils étaient guillotinés dans la foulée. « La duchesse du Châtelet est morte d’une économie mal placée. » Sous la Terreur, comme le terrain était immense et éloigné de Paris,  il fut transformé en cimetière avec 3 fosses. 1306 corps y reposent. On peut lire les noms et professions des guillotinés dans la chapelle toujours consacrée depuis 1800. Quelques dizaines d’années après, ce terrain fut rachetés par une des descendante. Aujourd’hui encore les descendants peuvent y reposer.

Huysmans -De Degas à Grünewald.

Joris-Karl Huysmans est mis à l’honneur en tant que critique d’art au Musée d’Orsay et dans la pléiade en tant qu’écrivain surtout connu comme l’auteur d’ « A rebours ». Sous le regard de Francesco Vezzoli vous pouvez découvrir sur fond blanc, sur fond de papier peint et sur fond noir quelques magnifiques tableaux des dandys de l’époque par Forain, Boldini,  des  paysages et portraits de Manet, Monet, Caillebotte et Redon. A découvrir jusqu’au 1 er mars 2020. Ne pas oublier de voir en parallèle l’exposition au Musée de l’Orangerie sur Félix Fénéon autre critique méconnu.