Così fan tutti, mise en scène et adaptation du livret Antonio Cuenca Ruiz, d’après Mozart.

Les moins : le théâtre Athénée manquerait-il de femmes de ménage ? nous avions déjà eu lors de la représentation d’Ubu Roi, droit à la séance d’aspirateur au début du spectacle, idem pour celui-ci où nous eu pendant un long moment droit à la même séquence. Un démarrage d’un quart d’heure interminable. Les chanteurs sont-ils obligés de chanter un slip, même s’ils ont de belle jambes ? Je n’ai pas compris l’intention ! Une mise misérabiliste, des vêtements moches, un gros fauteuil noir, une chaise, un portant et une toile peinte à l’effigie des protagonistes.

Les plus : les voix harmonieuses des 6 chanteurs, la symbiose des voix et des instruments de musique classiques et modernes sur scène mettent en valeur la musique de Mozart, indestructible. Le magnifique duo chanteuse/saxophone qui se soutiennent et se répondent. Une adaptation légère et réussie, à l’image du titre légèrement changé. À écouter au théâtre Athénée jusqu’au 9 février, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h.

Les suppliques ; conception, écriture et mise en scène de Julie Bertin, Jade Herbulot – Le Birgit Ensemble.

Suite à un documentaire éponyme réalisé par Jérôme Prieur et coécrit avec Laurent Joly, un dispositif bi-frontal a été choisi pour traduire l’intimité et l’émotion de ces lettres envoyées par centaines au Maréchal Pétain. Ces suppliques furent écrites par des familles juives pour supplier de libérer ou avoir des nouvelles d’un proche arrêté par la police française, sous le régime de Vichy. Six sont choisies et transposées pour tenter de raconter l’intime et donner voix aux disparus. Une mise en scène intelligente, des interprètes remarquables, une soirée émouvante à découvrir et voir absolument par les jeunes et moins jeunes au théâtre la tempête, à la Cartoucherie, à Vincennes jusqu’au 16 février du mardi au samedi à 20h, les dimanches à 16h.

Histoire de mes seins de Monique Ayoun.

´Les soutifs, c’est comme les hommes, il y a ceux qui soutiennent et ceux qui font rêver’ pour vous mettre dans l’ambiance. Un texte jubilatoire, une mise en scène inventive de Rabiaa Tlili, des interprètes pétillantes Ophélia Grimm, Maud Vincent, Rabiaa Tlili, font de cette soirée une réussite joyeuse. Amusez-vous au studio Hébertot les mercredis à 21h et les dimanches à 19h, jusqu’au 26 février.

Du cœur à la main. DOLCE&GABBANA.

Ces création rendent hommage à toute l’Italie, du Nord au Sud. Les techniques du ´fatto a mano’ ´fait à la main´évoquent les traditions artisanales des diverses régions. J’ai rarement admiré une exposition aussi sublime et époustouflante. Les mises en scène, les décors, les musiques, les accessoires tout concordent à l’exceptionnelle réussite de cette magnifique exposition. À ne pas manquer, réserver jusqu’au 31 mars, au Grand Palais.

L’épopée des femmes pirates : les filles du vent.

Laurence Thiriat, réalisatrice talentueuse de documentaires passionnants tels ´Venise ´ ´le catalogue Goering’ ´l’opium en Indochine ´, enquête sur les femmes pirates. Une idée originale, un documentaire formidable à découvrir ou re voir en replay sur Arte dès aujourd’hui pour tout savoir sur la vie aventureuse de ces femmes d’exception.

Sur Arte toujours, voir ce soir, un film sur Simone Veil, le voyage du siècle, mais surtout l’excellent film documentaire émouvant de David Teboul : ´Simone Veil et ses sœurs’. Plein de souvenirs et photos de famille…..

Faire semblant d’être moi de et par Luce Mouchel.

Luce Mouchel, l’autrice et comédienne raconte ses souvenirs d’enfant de 5 ans jusqu’à son adolescence. Toujours juste et sincère, elle raconte sa famille avec un énorme talent. Un texte bouleversant et parfois drôle mis en valeur par une mise en scène épurée de Xavier Maurel, un piano, 4 chaises, un gros ballon, une veste et une paire de bottines rouges suffisent à nous faire voyager avec elle, pendant 1h15. À ne pas rater, les samedi à 19h, jusqu’au 15 mars à La Flèche, petit théâtre rue de Charonne.

Paris, capitale de la perle.

C’est l’histoire oubliée d’un joyau naturel, la perle qui fut au cœur d’un immense commerce entre le golf Arabo-Persique, la côte des Perles, et la France. Cette exposition montre l’ampleur et le prestige de ce négoce de la perle. Elle inspira les joailliers parisiens, les artistes de l’opéra à aux peintres aux publicitaires. L’hôtel particulier De des Arts Joailliers de Van Cleef l’accueille jusqu’au 1 er juin, du mardi au dimanche de 11 à 19h; nocturne le jeudi. Entrée gratuite, sur réservation : lecolevancleefarpels.com