1925 – 2025 cent ans d’art Déco.

Beaucoup de monde pour découvrir cette énorme et magnifique exposition qui se répartit sur trois étages au Musée des Arts Décoratifs jusqu’au 26 avril. L’exposition de 1925 avait attiré 15 millions de visiteurs. Bijoux de Cartier, Boucheron; verreries de Gallé, Daum, Lalique; meubles de Ruhlmann, Guimard, Iribe, Gray; affiches de Mucha; robes de Vionnet, Patou, Lanvin, Poiret; textiles; papiers peints et wagons-lits reconstitués montrent toute l’excellence des artistes et artisans français.

Otobong Nkanga.

J’ai profité d’être au musée d’Art Moderne pour observer l’œuvre de cette artiste nigériane qui m’a paru intéressante mais plus hermétique. Elle utilise des textiles, des photographies, des sculptures, des céramiques, des bois, des végétaux qu’elle transforme. Jusqu’au 22 février.

Georges Condo.

J’ai découvert et adoré au musée d’Art Moderne une importante exposition autour des cycles et thématiques de ce peintre, dessinateur et sculpteur américain. Son rapport avec l’histoire de l’art, le traitement de la figure humaine et le lien avec l’abstraction. Il a tout exploré : le choix des médiums, les styles grâce à sa culture éclectique. Vous devez prendre votre temps pour observer la richesse et diversité de son œuvre, jusqu’au 8 février.

Le misanthrope de Molière.

Ces alexandrins dits par les excellents Éric Elmosnino : Alceste, Mélodie Richard : Célimène, Astrid Bas : Arsinoé, François Marthouret : Philinthe sont toujours d’actualité. Quel plaisir d’entendre et de voir ou de les revoir dans cette belle mise en scène classique de Georges Lavaudant. C’est au théâtre de l’Athénée- Louis Jouvet jusqu’au 25 janvier. Pour tous

Rêveries de pierres. Poésie et minéraux de Roger Caillois.

Cet érudit collectionneur a constitué entre 1952 et 1978 une collection remarquable et remarquée de plus mille minéraux tout en écrivant des textes prônant l’élévation de l’esprit vers le divin à travers la pierre. Les calcédoines : agathe, onyx, quartz, les calcaires à dendrites font rêver. Ne manquez pas de les découvrir à l’Ecole des Arts Joailliers jusqu’au 29 mars.

Écorces, Polar forestier d’Alice Carré.

Inspirée par l’héritage de parcelles de forêts reçu au décès de son père, Alice Carré découvre ce monde rural et la lutte des écologistes pour la préservation des forêts primaires. Elle confie à 6 excellents comédiens qui passent d’un rôle à l’autre, de narrer son histoire sous forme d’enquête. La large scène du théâtre de la Cité Universitaire accueille parfaitement l’intérieur des bureaux/commissariat et l’extérieur des forêts/lac/hôtel. Quelques longueurs et répétitions pour ce sujet à l’ordre du jour, à voir jusqu’au 24 janvier.

Homère Kebab de Benoît Lepecq.

J’ai aimé l’odyssée narrée avec talent par l’acteur Melki Izzouzi. Un monologue d’un migrant, ancien footballeur algérien contraint à l’exil qui cherche à joindre l’Angleterre. À écouter avec bienveillance ces moments tristes ou gais, toujours émouvants au théâtre La Flèche, les mercredis à 19h, jusqu’au 11 mars.

Gerhard Richter.

L’exposition réunit la plupart des œuvres majeures du peintre. Elle couvre six décennies des années 70 à 2025; une salle, une décennie. Le peintre a exploré tous les genres traditionnels : portrait, paysage, nature morte et tous les médiums possibles. Ses portraits sont tellement ressemblants qu’on dirait des photos. Quel éclectisme ! À voir absolument pour découvrir toute l’étendue de son talent à la Fondation Vuitton jusqu’au 2 mars.