Le cercle littéraire de Guernesey.

L’échange de lettres du livre ‘Le cercle littéraire des éplucheurs de patates’ se prêtait difficilement au cinéma. ll vaut mieux avoir lu le livre pour comprendre le film, elliptique avec ses nombreux retours sur le passé. On passe un bon moment avec les interprètes de cette jolie histoire romantique pendant l’occupation de Guernesey par les nazis. A découvrir ou relire le livre.

The escape.

mal traduit ( ou ironiquement) par « la Femme heureuse » produit et joué par la charmante Gemma Arteton. L’histoire tristement banale d’une jeune mère de famille, privé de liberté entre son mari et ses 2 jeunes enfants. Elle ne supporte plus cette situation et rêve à d’autres choses plus enrichissantes. Tout repose sur la comédienne filmé sur un rythme lent qui lui convient bien. D’actualité hier et encore aujourd’hui.

The rider.

Pourquoi voir ce film qui se joue dans peu de cinéma ? Qu’une réalisatrice chinoise Chloé Zhao tourne un film au fin fond des Etats-Unis sur un jeune cow-boy de rodéo m’intriguait. Inspiré et joué par lui et sa famille, vous ne serez pas déçu de cette histoire si différente de notre quotidien. A voir pour le dépaysement.

Lady bird.

Joli film de Greta Gerwig traitant des rapports mère/fille toujours compliqués. Un parcours initiatique pour la jeune Christine excellemment interprétée par Saoirse Ronan confondante de naturelle, de Sacramento à New York sous l’oeil critique ou bienveillant de sa mère  l’épatante Laurie Metcalf. A voir même si vous n’avez pas de fille.

Ni juge, ni soumise.

Je sors du cinéma du Panthéon où je viens de voir « Ni juge, ni soumise » film des réalisateurs belges Jean Libon et Yves Hinant. Ils ont suivi pendant 3 ans la juge Anne Gruwez au cours d’enquêtes criminelles. C’est le premier long métrage réalisé pour l’émission culte StripTease. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri alors que nous ne voyons que des crimes, viols ou agressions. Anne Gruwez est étonnante. Il faut que vous alliez la découvrir, elle est géniale de bon sens et d’humour ‘belge’.

L’Apparition

Très beau film intelligent de Xavier Giannoli. A découvrir que vous soyez croyant ou non, interprété avec efficacité par Vincent Lindon en journaliste et la lumineuse présence de Galatéa Bellugi qui joue Anna. Le sujet d’hier et d’aujourd’hui apparitions ou miracles qui posent de sacrés problèmes à l’Eglise et au Vatican. On ne voit pas le temps passé en suivant cette enquête policière.

Phantom Thread.

Dernier film de Paul Thomas Anderson, et de l’acteur Daniel Day-Lewis, les deux sont aussi perfectionnistes l’un que l’autre. Phantom Thread n’est pas qu’un film inspiré par un grand couturier et son oeuvre, mais aussi l’amour fou d’un couple au rapport pervers qui se nourrit de tout pour exister et perdurer. Mention spéciale pour les artistes : Vicky Krieps (Alma, la femme du coutiurier)) et Lesley Manville (Cyril, la soeur). Réalisateur et directeur de la photographie, PTA s’inspire de Barbey d’Aurevilly de L. Visconti et de François Truffaut. A voir.

Pentagon Papers

Après les films « Les 2 jours du condor » et « Les Hommes du Président » d’Alan J.Pakula, d’Oliver Stone « JFK, Platoon » voici celui de Steven Spielberg « Pentagon Papers ». Il rend hommage au Washington Post et à sa propriétaire de l’époque, Katharine Graham qui a décidé de publier, bien qu’avec retard sur le New York Times, les documents secrets sur la guerre du Vietnam. Il met moins à l’honneur celui qui a pris le plus de de risque Daniel Ellsberg, l’informateur. Ironie de l’histoire, le film finit sur l’image du futur Watergate. A voir et à réfléchir sur le rôle de la presse. Qu’en est-il aujourd’hui ? Cela m’a plongé dans des abîmes de réflexion. J’ai l’impression d’être un dinosaure ! Ce que m’a suggéré Hadrien (6 ans) qui m’a demandé si j’étais née pendant leur temps. Je reviens en arrière, du temps où petite fille, on allait au marbre pour composer le journal; où les typo (graphes) n’admettaient pas les femmes dans leur imprimerie; où mon père dictait, au milieu de la nuit, son papier qui était pris en sténo pour sortir le matin même: assassinat de JFK; dévaluation ou réévaluation du franc…. Les journalistes, inspirés par Albert Londres, se seraient ‘tués’ pour un scoop. Ils ne diffusaient pas une information qui n’était pas vérifiée. Aujourd’hui, peu de journaux restent et encore moins de journalistes qui prennent le temps de réfléchir et d’écrire, sauf les informations prises et reprises par leurs confrères, consoeurs. Internet et les réseaux ont changé la donne !